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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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«ans son 6ein et au scrutin secret. Les-fonctions du grandsanhédrin consisteront à convertir en décision doctrinale le*réponses déjà rendues par l'a>sprab\ée, ainsi que celles quipourraient encore résulter de la continuation de ses travaux.Car vous lentendez, messieurs, votre mission nest pas encoreremplie ; elle durera aussi longtems que celle du grand san-hédrin; il ne fera que ratifier et donner un nouveau poids àvos réponses. Dailleurs S. M. a été trop satisfaite de vos inten-tiouset de vot recèle, pour dLsou dre cette assemblée avant davoirterminé le srrand eeuvre auquel elle fa appelée à concourir.

Avant tout, il convient que voua nommiez au scrutin secretun comité de neuf membres, qui puisse préparer avec nou* lesmatières qui d. ivent faire le sujet de vos nouvelles discussionset des décisions du grand sanhédrin. Vous observerez que dansla composition de c-e comité, les Juifs portugais, italiens etallemands se trouvent également représentés. Nous vous in-vitons aussi à annoncer, sans délai, la convocation du grandsanhédrin à toutes le* synagogues de lEurope , afin quellesenvoient à Paris des députés capables de fournir an gouverne-ment de nouvelles lumières, et digues de communiquer avecvous.

Réponse de M. Furtado, président de lassemblée, au dis-cours de M AL les commissaires de S. M.

Me ssieurs,

Les nouvelles communications que vous venez de nous don-ner de la part de S. M- nous confirment de plus en plus dansles espérances que nous avions conçues de ses vues particulièresà notre égard.

Tout homme, doué dun esprit éclairé et dune âme bien-faisante, peut avoir lidée dune réforme politique avantageusea 1 humanité ; mais ses conceptions philantropiques restent leplus souvent sans exécution, reléguées parmi le* rêves desgens de bien, soit parce quen voyant le but, leur esprit napas assez détendue pour voiries moyens de latteindre, soitparce yue lusage de ces moyens est hors de la portée dunecondition privée.

11 nen est pas de même dun prince puissant et révéré, deJwndeces hommes extraordinaires qui entraînent tout danshaïr spjière, qui dorment leur nom au siècle qui les vit régner,ctqu un désir immense de faire le bien sollicite sans cesse.

Quand, pour la félicité des peuples, le ciel leur donne de tel*îtmvcraiii S) q nest pas de dessein magnanime quils ne conçoi-yent; fi uen est pas qui, par leur volonté aussi puissante quejuste, ne puisse avoir une pleine et entière réussite.

b ascendant de leur gét.ie imprime à leurs établissemens uncaractère de force et de permanence qui les rendent, pourainsi dire, inaccessibles à linconstance des opinions et des pas*îioiis humaines.