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«ans son 6ein et au scrutin secret. Les-fonctions du grandsanhédrin consisteront à convertir en décision doctrinale le*réponses déjà rendues par l'a>sprab\ée, ainsi que celles quipourraient encore résulter de la continuation de ses travaux.Car vous l’entendez, messieurs, votre mission n’est pas encoreremplie ; elle durera aussi longtems que celle du grand san-hédrin; il ne fera que ratifier et donner un nouveau poids àvos réponses. D’ailleurs S. M. a été trop satisfaite de vos inten-tiouset de vot recèle, pour dLsou dre cette assemblée avant d’avoirterminé le srrand eeuvre auquel elle fa appelée à concourir.
Avant tout, il convient que voua nommiez au scrutin secretun comité de neuf membres, qui puisse préparer avec nou* lesmatières qui d. ivent faire le sujet de vos nouvelles discussions■et des décisions du grand sanhédrin. Vous observerez que dansla composition de c-e comité, les Juifs portugais, italiens etallemands se trouvent également représentés. Nous vous in- •vitons aussi à annoncer, sans délai, la convocation du grandsanhédrin à toutes le* synagogues de l’Europe , afin qu’ellesenvoient à Paris des députés capables de fournir an gouverne-ment de nouvelles lumières, et digues de communiquer avecvous.
Réponse de M. Furtado, président de l’assemblée, au dis-cours de M AL les commissaires de S. M.
Me ssieurs,
Les nouvelles communications que vous venez de nous don-ner de la part de S. M- nous confirment de plus en plus dansles espérances que nous avions conçues de ses vues particulièresà notre égard.
Tout homme, doué d’un esprit éclairé et d’une âme bien-faisante, peut avoir l’idée d’une réforme politique avantageusea 1 humanité ; mais ses conceptions philantropiques restent leplus souvent sans exécution, reléguées parmi le* rêves desgens de bien, soit parce qu’en voyant le but, leur esprit n’apas assez d’étendue pour voiries moyens de l’atteindre, soitparce yue l’usage de ces moyens est hors de la portée d’unecondition privée.
11 n’en est pas de même d’un prince puissant et révéré, deJwndeces hommes extraordinaires qui entraînent tout danshaïr spjière, qui dorment leur nom au siècle qui les vit régner,ctqu un désir immense de faire le bien sollicite sans cesse.
Quand, pour la félicité des peuples, le ciel leur donne de tel*îtmvcraiii S) q n’est pas de dessein magnanime qu’ils ne conçoi-yent; fi u’en est pas qui, par leur volonté aussi puissante quejuste, ne puisse avoir une pleine et entière réussite.
b ascendant de leur gét.ie imprime à leurs établissemens uncaractère de force et de permanence qui les rendent, pourainsi dire, inaccessibles à l’inconstance des opinions et des pas*îioiis humaines.