la confédération du Rhin, mais des rapports de simple pro-tection. Plus puissant que les princes confédérés, nous voulonsuser de la supériorité de notre puissance, non pour restrein-dre leurs droits de souveraineté, mais pour leur en garantir laplénitude.
Sur ce, nous prions Dieu , mon frère, qu’il vous ait en sasainte et digne garde.
Donné en notre palais impérial de Saint-Cloud , le 11 Sep-tembre, 180 Ô‘.
Certifié conforme :
Le ministre des relations extérieures,(Signé) Ch . Mauk. Talleyrand .
Paris , le 26 Septembre, 1806.
Lettre de S. M. l’empereur des Français , roi d’Italie , à S.M.le roi de Bavière .
Monsieur mon frère,
Il y a plus d’un mois que la Prusse arme, et il est connu detout le monde qu’elle arme contre la Fiance et contre la con-fédération du Rhin. Nous cherchons les motifs sans pouvoirles pénétrer. Les lettres que S. M. prusienne nous écrit sontamicales; son ministre des affaiies étrangères a notifié à notreenvoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire qu’elle re-connaissait la confédération du Rhin, er qu’elle n'avait rien àobjecter contre les arrangeuiens faits dans le midi de l’Alle magne .
Les arméniens de la Prusse sont-ils le résultat d’une co-alition avec la Russe , ou seulement des intrigues des difïérenspartis qui existent à Berlin , et de l’irréflexion du cabinet?Ont-ils pour objet de forcer la Hesse , la Saxe et les villes an-séatiques à contracter des liens que ces deux dernières puis-sances paraissent ne pas vouloir former? La Prusse voudrait-elle nous obliger nous-mêmes à nous départir de la déclarationque nous avons faite, que les villes anséatiques ne pourrontentrer dans aucune confédération particulière; déclarationfondée sur l’intérêt du commerce de la France et du midi del’Allemagne , et sur ce que l’Angleterre nous a fait connaîtreque tout changement dans ki situation présente des villes an-séatiques serait un obstacle de plus à la paix générale? Non»avons aussi déclaré nue les princes de l’empire germaniquequi n’étaient point compris dans la confédération du Rlmi,devaient être maîtres de ne consulter que leurs intérêts et leursconvenances; qu’ils devaient se regarder comme parfaitementlibres; que nous ne ferions rien pour qu’ils entrassent dans laconfédération du Rhin, mais que nous ne souffrirons pointque qui que ce fût les forçât’de faire ce qui serait contraire aleur volonté, à leur politique, aux intérêts de leurs peuple*