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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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la confédération du Rhin, mais des rapports de simple pro-tection. Plus puissant que les princes confédérés, nous voulonsuser de la supériorité de notre puissance, non pour restrein-dre leurs droits de souveraineté, mais pour leur en garantir laplénitude.

Sur ce, nous prions Dieu , mon frère, quil vous ait en sasainte et digne garde.

Donné en notre palais impérial de Saint-Cloud , le 11 Sep-tembre, 180 Ô.

(Signé) Napoléon .

Certifié conforme :

Le ministre des relations extérieures,(Signé) Ch . Mauk. Talleyrand .

Paris , le 26 Septembre, 1806.

Lettre de S. M. lempereur des Français , roi dItalie , à S.M.le roi de Bavière .

Monsieur mon frère,

Il y a plus dun mois que la Prusse arme, et il est connu detout le monde quelle arme contre la Fiance et contre la con-fédération du Rhin. Nous cherchons les motifs sans pouvoirles pénétrer. Les lettres que S. M. prusienne nous écrit sontamicales; son ministre des affaiies étrangères a notifié à notreenvoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire quelle re-connaissait la confédération du Rhin, er quelle n'avait rien àobjecter contre les arrangeuiens faits dans le midi de lAlle­ magne .

Les arméniens de la Prusse sont-ils le résultat dune co-alition avec la Russe , ou seulement des intrigues des difïérenspartis qui existent à Berlin , et de lirréflexion du cabinet?Ont-ils pour objet de forcer la Hesse , la Saxe et les villes an-séatiques à contracter des liens que ces deux dernières puis-sances paraissent ne pas vouloir former? La Prusse voudrait-elle nous obliger nous-mêmes à nous départir de la déclarationque nous avons faite, que les villes anséatiques ne pourrontentrer dans aucune confédération particulière; déclarationfondée sur lintérêt du commerce de la France et du midi delAllemagne , et sur ce que lAngleterre nous a fait connaîtreque tout changement dans ki situation présente des villes an-séatiques serait un obstacle de plus à la paix générale? Non»avons aussi déclaré nue les princes de lempire germaniquequi nétaient point compris dans la confédération du Rlmi,devaient être maîtres de ne consulter que leurs intérêts et leursconvenances; quils devaient se regarder comme parfaitementlibres; que nous ne ferions rien pour quils entrassent dans laconfédération du Rhin, mais que nous ne souffrirons pointque qui que ce fût les forçâtde faire ce qui serait contraire aleur volonté, à leur politique, aux intérêts de leurs peuple*