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eette mesure, c’est que S M. ne i'a concertée avec qui que cesoit, et que la nouvelle en est venue plus-tôt à Paris qu’àVienne , Petersbourg et Londres . Mais le roi mon maître afait faire à l’envoyé de S. M. l’empereur des Français , roi d’I talie , une communication amicale au sujet de ces mesures.Ce ministre n’avait point encore donné de réponse sur cettecommunication, La relation des intéressans entretiens queS. M. I. a daigné avoir avec le soussigné et le marquis deLuechesini ne pouvait encore être arrivée à Berlin . D’aprèscet exposé, le soussigné rie peut que témoigner à S. Ex. leministre des relations extérieures le vœu le plu- ardent queles actes publics restent encore suspendus jusqu’au retour duCourier dépêché à Berlin .
Le soussigné, prie S. Ex. etc.
(Signé) Général Knobei.sdorff.
Copie de la 2e. note à M. de Knohelsdorff, en date du 13Septembre, 1806.
Le soussigné a mis sous les yeux de S. M. l’empereur et roi,la note que S. Ex. M. de Kuobelsdorff lui lit hier l'honneurde lui adresser.
S. M. y a trouvé avec plaisir l’assurance que la Prusse n’é-tait entrée dans aucun concert hostile contre la France ; quel’armement qu’elle a fait n’avait eu pour cause qu’un mal-entendu ; que le départ de la garnison de Berlin , quoiqu’effec-tué depuis la lettre écrite par S. M. le roi de Prusse, ne de-vait être considéré que comme l’exécution d’un ordre antérieur,et que le mouvement imprimé aux troupes prussiennes cesse-rait aussitôt que l’on connaîtra à Berlin ce que S, M. l’empe-reur et roi a bien voulu dire à MM. de Kuobelsdorff et deLuechesini, daus des audiences particulières qu’il leur a ac-cordées.
S.M. a ordonné, en conséquence, que les communicationsqui devaient être faites au sénat Lundi prochain, seront diffé-rées, et qu’aucunes troupes, autres que celles qui sont actuel-lement en marche vers le Rhin , ne seraient mises en mouve-ment jusqu’à ce que S. M. connaisse les déterminations et
mesures que la cour de Berlin aura prises d’après le rapport
que MM. de Kuobelsdorff et de Luechesini lui ont fait, et sices déterminations sont telles (pie l’armée française en Alle magne ne soit plus menacée, et que toutes choses soient te-rni ses, entre la France et la Prusse, sur le même pied qu el esétaient il y a un mois, S. M. fera rétrograder immédiatementles troupes qui se rendent actuellement sur le Rhin .
Il tarde à S. M. l’empereur et roi que ce singulier m*entendu soit éclairci, il lui tarde de pouvoir se livrer, sa 11 *aucun mélange d’incertitude et dedoute, aux seiitimens ( oj^il a donné tant de preuves à la cour de Berlin , et quitoujours été ceux d’un fidèle allié.