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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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eette mesure, cest que S M. ne i'a concertée avec qui que cesoit, et que la nouvelle en est venue plus-tôt à Paris quàVienne , Petersbourg et Londres . Mais le roi mon maître afait faire à lenvoyé de S. M. lempereur des Français , roi d talie , une communication amicale au sujet de ces mesures.Ce ministre navait point encore donné de réponse sur cettecommunication, La relation des intéressans entretiens queS. M. I. a daigné avoir avec le soussigné et le marquis deLuechesini ne pouvait encore être arrivée à Berlin . Daprèscet exposé, le soussigné rie peut que témoigner à S. Ex. leministre des relations extérieures le vœu le plu- ardent queles actes publics restent encore suspendus jusquau retour duCourier dépêché à Berlin .

Le soussigné, prie S. Ex. etc.

(Signé) Général Knobei.sdorff.

Copie de la 2e. note à M. de Knohelsdorff, en date du 13Septembre, 1806.

Le soussigné a mis sous les yeux de S. M. lempereur et roi,la note que S. Ex. M. de Kuobelsdorff lui lit hier l'honneurde lui adresser.

S. M. y a trouvé avec plaisir lassurance que la Prusse né-tait entrée dans aucun concert hostile contre la France ; quelarmement quelle a fait navait eu pour cause quun mal-entendu ; que le départ de la garnison de Berlin , quoiqueffec-tué depuis la lettre écrite par S. M. le roi de Prusse, ne de-vait être considéré que comme lexécution dun ordre antérieur,et que le mouvement imprimé aux troupes prussiennes cesse-rait aussitôt que lon connaîtra à Berlin ce que S, M. lempe-reur et roi a bien voulu dire à MM. de Kuobelsdorff et deLuechesini, daus des audiences particulières quil leur a ac-cordées.

S.M. a ordonné, en conséquence, que les communicationsqui devaient être faites au sénat Lundi prochain, seront diffé-rées, et quaucunes troupes, autres que celles qui sont actuel-lement en marche vers le Rhin , ne seraient mises en mouve-ment jusquà ce que S. M. connaisse les déterminations et

mesures que la cour de Berlin aura prises daprès le rapport

que MM. de Kuobelsdorff et de Luechesini lui ont fait, et sices déterminations sont telles (pie larmée française en Alle­ magne ne soit plus menacée, et que toutes choses soient te-rni ses, entre la France et la Prusse, sur le même pied qu el esétaient il y a un mois, S. M. fera rétrograder immédiatementles troupes qui se rendent actuellement sur le Rhin .

Il tarde à S. M. lempereur et roi que ce singulier m*entendu soit éclairci, il lui tarde de pouvoir se livrer, sa 11 *aucun mélange dincertitude et dedoute, aux seiitimens ( oj^il a donné tant de preuves à la cour de Berlin , et quitoujours été ceux dun fidèle allié.