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Le soussigné prie M. de Knobelsdorff de recevoir les assu-rances de sa haute considération.
(Signé)
C. M. Tat.i.eyuand, prince de Bénévent.Paris , ce 13 Septembre, 1806.
Copie de la troisèiue note adressée par le ministre des rela-tions extérieures à M. de Knobelsdorff.
Le soussigné, ministres des relations extérieures, a expriméà S. Ex. M. de Knobelsdorff, dans la note qu’il a eu l’honneurde lui remettre le 13 Septembre, les dispositions confiantesavec lesquelles S. M. l’empereur a reçu les assurances don-nées par M. de Knobelsdorff, que les mouvemens militaires dela cour de Berlin u'étaient le résultat d'aucun concert hostilecontre la France , mais uniquement l’effet d’un mal-entendu,et qu’ils cesseraient au moment où les premiers rapports deS. Ex. seraient parvenus à Berlin .
Cependant, les nouvelles qu’on en reçoit chaquejour portenttellement tous les caractères d’une guerre imminente, queS. M. I. doit avoir quelque regret de l’engagement qu’ellea pris de ne pas encore appeler ses réserves, et de différer la no-tification constitutionnelle d’après laquelle toutes les forces dela nation seraient mises à sa disposition. Elle remplira cetengagement; mais elle croirait contraire à la prudence et aux,intérêts de ses peuples, de ne point ordonner dans l’intérieurtoutes les mesures et tous les mouvemens des troupes, quipeuvent avoir lieu sans notification préalable.
S. M. a eu même tems chargé le soussigné d’exprimer denouveau à S. Ex. M. de Knobelsdoff, qu’elle ne peut encores’expliquer par quel oubli de ses intérêts, la Prusse voudraitrenoncer à ses rapports d’amitié avec la France . La guerreentre leux deux états lui paraît une nouvelle monstruositépolitique ; et du moment où le cabinet de Berlin reviendra àdes dispositions pacifiques et cessera de menacer les arméesd’Allemagne , S. M. prend l’engagement de contremandertoutes les mesures que la prudence lui commendait de pren-dre. Elle saisira avec plaisir, comme elle ne cesse de le fairedans tontes les circonstances, l’occasion de témoigner à S. M.ie roi de Prusse, le prix qu’elle attache à son amitié, à unaunion fondée sur la saine politique, et sur des intérêts réci-proques, et de lui prouver que ses sentimens sont toujours lesmemes, et qu’aucune provocation n’a pu les altérer.
Le soussigné se félicite de pouvoir donner à M. de Kno-«^orff une assurance aussi formelle des dispositions de
M. qui sont tellement étrangères à toute idée de guerremec la Prusse, qu’elle a déjà commis uue faute militaire trés-pave, eu retardant d’un mois ses préparatifs, et en consentant*^ a i v ser passer quinze jours encore, sans appeler ses ré'vervesM 6es g'«des nationales. »