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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Berlin. Il ne la révèle, il ne laisse échapper son secret quèlor- quil demande qu'il ne soit plus mis de la part de la France aucun obstacle quelconque à la formation de la ligue du nord,,qui embrassera, suns aucune exception, ions les états non nom-més dans lacte fondamental de la confédération du Rhin.

Ainsi, pour satisfaire l'ambition la plus injuste, la Prusse consent à rompre les liens qui Punissaient à la France , à ap-peler de nouvelles calamités sur le Continent, dont V. M.voulait cicatriser les plaies et assurer la tranquillité, à provo-quer un allié tidéle, à le mettre dans la cruelle nécessité derepousser la force par la force, et darracher encore son arméeau repos dont il aspirait à la faire jouir, après tant de fati-gues et de triomphes.

Je le dis avec douleur, je perds lespoir que la paix puisseêtie conservée, du moment quon la fait dépendre de condi-tions que léquité repousse, et que lhonneur repousse égale-ment, proposées, comme elles le sont avec un ton et desformes que le peuple français n'endura dans aucun tems et dela part d'aucune puissance, et quil peut moins endurer sousle règne de V. M.

(Signé) Ch . Maur. Tali.eyrand.

Prince de liénévenl.

Mayence, le C Octobre, 1806.

NOTE.

Le soussigné, ministre de S. M. prussienne, par le mêmeCourier porteur de la lettre à S. VI. 1. quil a eu lhouneur detransmettre aujourdhui à S Exc. M. le prince de Bénévent, a-reçu lordre de sacquitter des communications suivantes. Leurbut est de ne plus laisser en suspens la relation des deuxcours. Chacune delles est si éminemment intéressée à neplus rester dans le doute sur les senti mens de lautre, que leroi sest flatté de voir S. M. I'Evipereer applaudir à safranchise.

S. M. prusienne a déposé dans la lettre sus-nientionoee, sapeusée toute entière, et lensemble des sujets de plainte quvdun allié fidèle et loyal, ont fait tielle un voisin ailurmesursou existence et nécessairement armé pour la défense de sesintérêts les plus chers. Cette lecture aura rappelé à S. M. *et K. ce que la Prusse fut depuis long-tems à la France . b esouvenir du passé pourrait-il nêtre pas pour elle le gage <1®lavenir? Et quel juge assez aveuglé pourrait croire que eroi eût été neuf ans envers la France , st conséquent et peuêtre si partial, pour se placer volontairement avec elle dans unTap jort différent, lui, qui plus dune fois a pu la P er f®peut-être, et qui ne connaît que trop aujourdhui les piogrede sa puissance.