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itérai de Knobèlsdorff est persuadé qiie tel sera lé résultat de*explications qui ont eu lieu.
En priant M. le prince de Bénévent de faire parvenir à laconnaissance de S. M. I’Esiperehr et Roi cette réponse àSon office, le soussigné a l’hoinneur de renouveler à S.Exc.les assurances de sa haute considérationsParis , le 30 Septembre, 1806.
Signé, le général RNOBEr.sboitFf'.
Second rapport adressé â S. M. I’Empereur et Rot, par leministre des relations extérieures , lé 6 Octobre , 1806.
Sire,
Lorsque,'dans le rapport que j k eus, il ya peu de jours, l’hon-heur d’adresser à V. M., j’établissais que si la Prusse avaitquelque raison d’intérêt personnel qui la portât à faire laguerre, ce ne pouvait être que le désir d’assScrvir la Saxe etles villes anséatiques, j’étais loin de prévoir qu’elle osât jamaisavouer un tel motif. C’est néanmoins un aveu qu’elle n’apas craint de faire et de consigner dans une note que M. deKnobèlsdorff m’a envoyée de Metz , et que j’ai l’honueurd’addresser à V. M.
Des trois demandes que renferme cette note, la première etla troisième ne sont faites que pour déguiser, s’il est possible,qu’on n’attache d’importance réelle qu’à la seconde.
Là Prusse, après avoir vu d’un œil tranquille les arméesfrançaises en Allemagne pendant un an, n’a pu s’alarmer deleur présence, lorsque leur nombre était diminué, qu’ellesétaient dispersées par petits corps, dans des cantonuemenséloignés, lors surtout que V. M. avait solennellement annoncéqu’elles retourneraient en France aussitôt que les affaires deGattaro, cause de la prolongation de leur séjour en Allemagne ,auraient été réglées par un accord fait avec l’Autriche * etque déjà l’ordre pour leur retour était donné.
La Prusse, qui parle d’une négociation pour tixer tous lesintérêts en litige, sait bien qu’il n’y a point d’intérêt quel-conque en litige entre les deux états ; la discussion amiablequi doit fixer définitivement le sort des abbayes d’Essen et deWerden, n'a point été différée par aucune lenteur du cabinetfrançais . Les troupes françaises ont évucué ces territoires,que le grand-duc de Berg avait fait occuper dans la persuasionintime où des doeumens nombreux avaient dû le mettre, qu’ilsfaisaient partie du duché de Clèves , et qu’ils avaient été com-pris dans la cession de ce duché.
Ainsi les demandes de la Prusse sur ces divers points et? a q tre s de même nature, et les prétendus griefs qu’elle semble'udiquer, n’offrent point la véritable pensée du cabinet dqS S S S 8