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“ Qu’immédiatement après, le plan de campagne de l’amée française étant venu à se développer, les généraux prus*siens ont senti la nécessité de rappeler tous leurs détachernenspour se concentrer à Weimar , afin de livrer bataille ;
“ Que c’est donc par l’effet des circonstances militaires, etnon de la neutralité de la Hesse , que les troupes prussiennesont rétrogadé sur leurs lieux de rassembleinens ;
“ Que pendant tout le tenus que le sort des armées a étéincertain, la cour de Hesse-Cassel a continué ses arménienscomme un acte d’hostilité ;
“ Que les armées prussiennes ayant été battues, et rejetéesau-delà de l’Oder , il serait aussi imprudent qu’insensé de lapart du général de l’armée française de laisser se former cettearmée hessoise qui serait prête à tomber sur les derrières del’armée française si elle éprouvait un échec ;
“ Que le soussigné a donc reçu l’ordre exprès de déclarerque la sûreté de l’armée française exige que la place de Hanau et tout le pa 3 T s de Hesse-Cassel soient occupés ; que lesarmes, canons, arsenaux soient remis à l’armée françaie, etque tous les moyens soient pris pour assurer les derrières del’armée contre l'inimitié constante qu’a montrée à l’égard dela France , la maison de Hesse-Cassel .
“ Il reste au prince de Hesse-Cassel à voir dans la situationdes choses, s’il veut repousser la force par la force, et rendreson pays le théâtre des désastres de la guerre. Toutefois celaétant incompatible avec une saine politique, le soussignéa reçu ordre de demander ses passeports et de se retirer desuite.”
(Signé) Saint-Genest.
Voici ensuiite la proclamation qu’a faite le maréchal Mor-tier.
Proclamation
Du 31 Octobre.
Edouard Mortier , maréchal de l’empire, etc.
Je viens prendre possession de votre pays. C’est leseul moyen de vous éviter les horreurs de la guerre. Vous*vez été témoins de la violation de votre territoire par lestroupes prussiennes. Vous avez été scandalisés de l’accueilque leur a fait le prince héréditaire. D'ailleurs, votre souve-J am e t sou fils, ayant des grades au service de Prus-ie, «ont«lu» à l’obéissance aux ordres du commandant en chef dearmée prussienne. La qualité de souverain est incompati-e avec celle d’officier au service d’une puissance, et de lae Pvndance des tribunaux étrangers.
Votre religion, vos lois, vos mœurs, vos privilèges serontre . s pectés, la discipline sera maintenue ; de votre côté, soyezT T T T T 2