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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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tranquilles. Ayez confiance au grand souverain dont dépendvotre sort: vous ny pourrez éprouver que de lamélioration.

(Signé) E. Mortier.

Le prince de Hesse-Cassel , maréchal au service de Prusse,et son fils, général au service de la même puissance, se sontretirés: le prince de Hesse-Cassel , pour réponse à la note quilui fut remise, demanda de marcher à la tête de ses troupesavec larmée française contre nos ennemis ; le maréchal Mor-tier répondit quil navait pas dinstructions sur cette proposi-tion ; que ce prince ayant armé après la déclaration qui avaitété faite à Paris à M. de Malsbourg, son ministre, que le moin-dre armement serait considéré comme un ante dhostilité, sonterritoire navait pas été seulement violé par les Prussiens, maisquils y avaient été accueillis avec pompe par le prince héré-ditaire; que depuis, ils avaient évacué Cassel par suite de com-binaisons militaires, et que ce ne fut quà la nouvelle de la ba-taille de Jena que les arméniens discontinuèrent à Cassel ; quàla vérité, le prince héréditaire avait eu le grand bonheur demarcher à la tête des troupes prussiennes et dinsulter les Fran­ çais par toutes sortes de provocations.

Il paiera cette frénésie par la perte de ses états. Il ny a pasen Allemagne une maison qui ait été plus coustammeut enne-mie de la France . Depuis bien des années elle vendait le sangde ses sujets à lAngleterre pour nous faire la guerre dans lesdeux mondes, et cest à ce trafic de ses troupes que le princedoit les trésors quil a amassés, dont une partie est, dit-on,enfermée à Magdebourg , et une autre a été transportée à lé-tranger. Cette avarice sordide a entraîné la catastrophe de samaison, dont lexistence sur nos frontières est incompatibleavec la sûreté de la France . Il est tems enfin, qu'on ne sefasse plus un jeu dinquiéter quarante millions dhabitans, etde porter chez eux le trouble et le désordre. Les Anglais pourront encore corrompre quelques souverains avec de lor;mais la perte des trônes de ceux qui le recevront, sera la suiteinfaillible de la corruption. Les alliés de la France prospére-ront et saggrandiront, ses ennemis seront confondus et dé-trônés.

Les peuples de Hesse-Cassel seront plus heurebx. Dé-chargés de ces immenses corvées militaires, ils pourront selivrer paisiblement à la culture de leurs champs ; décharge»dune partie des impôts, ils seront aussi gouvernés par desprincipes généreux et libéraux, principes qui dirigent 1 admi-nistration de la France et de ses alliés. Si les Français eussent été battus, on aurait envahi et distribué nos provin-ces ; il est juste que la guerre ait aussi des chances sérieusespour les souverains qui la font, afin quils réfléchissent p u»mûrement dans leurs conseils avant de la commencer. t' ace terrible jeu, les choses doivent être égales. L empereurordonné que les forteresses de Hauau et de Marbourg soie