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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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négociation régulière, par des ministres d liera ent autorisés»afin île sassurer du ne manière satisfaisante et authenti ne,sil était possible (lobtenir une paix honorable pour le roi etses alliés, et compatible avec la sûreté générale de lEurope ,Pendant ces entrefaites, un ministre, envoyé par lempereurde Russie , et chargé de traiter pour le même objet, de con-cert avec .e gouvernement de S. M. fut amené, par les arti-fices de l'ennemi, à signer un traité séparé à des conditionségalement contraires à lhonneur et aux intérêts de S, AI. i.

Sans se laisser ; branler par cet événement inattendu, le roicontinua à traiter sur les mêmes principes quaupavavant. Ilse reposa avec une confiance, que lexpérience a bien justifiée,sur la bonne foi et la fermeté dun allié avec lequel il avaitcommencé de concert la négociation, et dont il avait, pendanttout le cours de la discussion, défendu les intérêts comme lessiens propres.

Le gouvernement français , au contraire, fier de cet événe-ment comme tfe la victoire la plus importante et la plus dé-cisive, se départit chaque jour davantage de ses engagemeuset des offres qu'il avait faites. Non-seulement il prit sur luide changer, à son gié, la base (1e la négociation avec laGrande-liretagne, mais il viola, sur des points encore plusimportans, tous les principes de la bonne foi envers la Russie .Le principal appât offert à cette puissance pour prix des sa-crifices arrachés a son ministre, avait été' la conservation delAllemagne . Cependant, avant que la décision de la Russie sur ce traité pût être connue, la France avait déjà anéanti laforme et la constitution de lempire germanique. Elle avaitfuit passer sous son joug une grande portion des états et desprovinces de cet empire ; et non contente de fouler ajnsi auxpieds des engagemeus si récens, elle avait dans le même teins,excité la Porte Ottomane à des mesures subversives de ses en-gagemens avec la Russie .

Une telle conduite envers S. M. envers ses alliés, et enverstoutes les nations indépendantes, avait laissé si peu d espoirdune issue favorable de la négociation, que les plénipoten-tiaires du roi demandèrent leurs passeports pour revenir enAngleterre.

Uette demande fut dabord éludée par des délais sans pré-,texies comme sans exemple, et ensuite le gouvernementfrançais , eu faisant quelques concessions matérielles, et endonnant à entendre que dans le cours dune discussion ultéfeure, il pourrait en faire de plus importantes, amena la re-prise des conférences, qui se traînèrent dejouren jour jusquà^qnenfiii on annonça dans Paris que lempereur de Russie avait rejeté avec indignation le traité séparé, conclu sans au-torisation par son ministre.

Eu conséquence de cet événement important, le ministreU B V B B