Buch 
2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
880
JPEG-Download
 

S 80

Paris , le 23 Novembre, 1806.

Déclaration de S. M. Britannique.

Les négociations dans lesquelles S.M. était entrée avec laFrance , sétant terminées sans succès, le roi juge convenablede faire à ses sujets et à lEurope entière, une déclarationpublique des circonstances qui ont amené un résultat si affli-geant pour S. M. Elle na rien plus à cœur que la conclusiondune paix sûre et durable. Elle déplore la continuation d'uneguerre qui trouble le bonheur de tant de nations, et qui,malgré tous les succès qui accompagnent ses armes, est sionéreuse à ses fidèles et affectionnés sujets. Mais elle a la con-fiance quil ny a plus aujourdhui, soit dans ses états, soitdans les autres parties de lEurope , quun seul sentiment,celui dlune conviction encore plus intime que le rétablisse-ment de la tranquillité générale nest retardé que par linjus-tice et par lambition de lennemi.

Le gouvernemant français , non content des acquisitionsimmenses quil a faites sur le Continent, persévère encore dansun système destructif de l'indépendance de toutes tes autresnations. La guerre se pour-uit, non pour obtenir de la sécu-rité mais pour faire des conquêtes ; et les négociations de paixparaissent navoir eu dautre objet que d inspirer aux puis-sances voisines une fausse sécurité, pendant que la Fiance préparait, combinait et exécutait ses projets continuels den-vahissement et daggression, Sa conduite, pendant les der-nières discussions, na offert que trop de preuves de cettedisposition.

La négociation commença par loffre que fit le gouverne-ment françois de traiter fie la paix sur la base, dune posses-sion actuelle, qui fut présentée comme susceptible dadmettreune compensation mutuelle, et lon y ajouta en outre lassu-rance que les états allemands de S. M. qui avaient été attaquessans le plus léger prétexte dhostilités, seraient restitués.

Une telle proposition parut à S. M. offrir un fondementéquitable de négociations: elle fut en conséquence reçue avecla réserve que la négociation serait conduite par S. M. de con-cert avec ses alliés.

Cette base neut pas été plutôt admise et consentie de partet dautre que lennemi sen écarta, et sur des points dune sihaute importance, que S. M. fut aussitôt obligée de déclarerquà moins que le principe proposé par la France elle-tnemene fût maintenu, les communications ouvertes entre les deuxgouvernemens, allaient être à linstant fermées.

Cette déclaration amena, de la part de la France , de nou-velles protestations sur la disposition elle était de faire dessacrifices considérables pour arriver à la paix, si lon voulaicontinuer les négociations; et eu même tems on élevait desdifficultés sur linsuffisance des pouvoirs de la personne q neS. M. avait chargée de faire cette communication. En con-séquence, des mesures furent prises par S. M. pour ouvrir un