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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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de les remplir avec trop de coufiance et de précipifetiou. Apeii.e la paix fut-elle signée quelle ordonna de cesser la coursecontre le pavillon russe, et de rétablir toutes les relations com-merciales avec la Russie .

Jnsques- tout était daccord. La Russie et lAngleterreavaient traité séparément, et la France navait eu dautre butque celui de simplifier les discussions qui pouvaient amener unrapprochement durable, en refusant dadmettre ces deux puis-sances à négocier de concert, et à confondre des intérêts quipar leur nature étaient essentiellement distincts. Le traitéavec la Russie était fait, la négociation avec lAngle erre ap-prochait progressivement de son terme, cette puissance sevoyait en mesure de conclure à «les conditions avantageusespour elle, puisquelle gardait Malte et le Cap de Ronue Es-pérance.

Inutile modération de S. M. I. et R. ! M. Fox tomba ma-lade, il cessa dassister au conseil, la fiction ennemie de lapaix prévalut et tout changea. Lord Laudtrdale vmta Pans,lanégociation se compliqua aussitôt, et. prit mie marche rétro-gade. On ne put se défendre du soupçon quil éiait venu pourla rompre, et quon lavait choisi comme ami de M. Fox pourfaire tomber sur les partisans de cet illustre ministre toutlodieux de la rupture.

M. Fox aurait facilement dissipé cette intrigue; mais ilallait mourir. Lord Lauderdale habitué à suivre un chef, nedissimula plus le désir d'en trouver un dans le parti contraire,«t de se rallier à dautres principes. Sou ton fut daccord avecses nouvelles vues; toutes ses lettres, toutes les réponses dugouvernement, (voyez les Nos. 13, 14, 15, 16 , 17, 18, lÿ. 20,21, 22, 23, 24, 25. 26 , 27, 28,) prouvent à quel point S. VI. I.tenait au rétablissement de la paix par la longue patience aveclaquelle son ministère a suppôt tant de brusqueries et dera-porleinens. Elle ne voulut pas sacrifier à des questions desusceptibilité l'espérance même la plus éloignée dun rappro-chement entre les deux puissances.

Cependant lAngleterre en suivant cette étrange négociationcherchait de toutes parts à lui susciter de nouveaux ennemis.Elle envoyait une escadre dans le Tage pour sonder lopiniondu Portugal et chercher à lentraîner ; elle menaçait la Porte Ottomane et lui offrait son alliance ; elle intriguait en Russie pour faire changer le ministère qui avait envoyé M. dOubril,et préparait ainsi le refus de la ratification de son traité depaix ; elle excitait la Prusse contre la France en lui persuadantqu elle perdrait le Hanovre , province que la France lui avaitlaissé prendre, mais qu'elle navait garantie quautant que laPrusse ferait cause cotnmuue avec la France pour obliger1 Angleterre à faire la paix.

Les instigations de lAngleterre auprès de la Prusse onteu tout la succès quelle en attendait. Cette puissance-