clara fa guerre ; lord Laiiderdale demanda ses passeports etpartit pour Londres .
M. Fox a voulu la paix. Tant qu'il a dirigé les affaires,les négociations ont été loyales et f auches; après lui, on n’aeu qu’un objet en vue, celui de les rompre, d’éluder par tous1er moyens dii 1 'mensonge et ne ta mauvaise foi la responsabi-lité de la rupture, et dé redonner ü la guerre plus d’étendue,d'ans l’espérance qu’une nouvelle coulante serait plus fatale à laFrance , ou' que du moins u s nouveaux dangers de l’Angle-terre se détourneraient sur ses alliés.
Pièces officielles de la dernière négociation entre la France et l’Angleterre.
No. I.
Doivningwstreet, le 20 Février, 1866.
Monsieur le ministre,
Je crois de mon devoir, en qualité d’honnête homme, devous faire part le plutôt possible, d’une circonstance assezétrange qui est venue à ma connaissance. Le plus court serade vous narrer tout simplement le fait comme il est arrivé..
Il y a quelques jours qu’un quidam m’annonça qu’il venaitde débarquer à Gravesend sans passeport, et qu’il me pria delui en envoyer un, parce qu’il venait récemment de Paris , etqu’il avait des choses à m’apprendre qui me feraient plaisir.Je l’entretins tout seul dans mon cabinet, où, après quelquesdiscours peu importait*, ce scélérat eut l’audace de me dire,que pour tranquilliser toutes les couronnes, il fallait fairemourir le chef des Français ; rt que pour cet objet, on avaitloué une maison à Passy, d’où l’on pouvait à coup sûr et sansrisque exécuter ce projet détestable. Je n’ai pas bien entendusi ce devait être par le moyen des fusils en usage ou bien pardes armes à feu d’une construction nouvelle. Je n’ai pashonte de vous avouer, à vous, monsieur le ministre, qui meconnaisse?, que ma confusion, était extrême, de me trouverdans le cas de converser avec un assassin déclaré. P ar unesuite de cette confusion, je lui ordonnai de me quitter instam-ment, donnant en même tems des instructions û l’officier depôlice qui le gardait, de le faire sortir du royaume au plutôt.Après avoir réfléchi plus mûrement sur ce que je venais defaire, je reconnus la faute que j’avais faite en le laissant partiravant que vous en fussiez informé et je le fis retenir.
Il y a apparence que tout ceci n’est rien ; et que ce misé-rable n’a eu autre chose en vue que de faire le fanfaron, enpromettant des choses qui, d’après sa façon de penser, meferaient plaisir.