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En tout cas, j’ai cru qu’il fallait vous avertir de ce qui s'estpassé, avant que je le renvoyasse. Nos lois ne nous permet-tent pas de le détenir long-tems, mais il ne partira qu’aprèsque vous aurez eu tout le teras de vous mettre en garde con-tre ses attentats ; supposé qu’il ait encore de mauvais desseins;çt lorsqu'il partira, j’aurai soin qu’il ne débarque que dansquelque port le plus éloigné possible rie lu France II s’estap-pelé ici Guillet de la Gevriilièfe ; mais je pense que c’est unfaux nom. Il n’avait pas un chilien de papier à me mon-trer, et à son premier abord, je lui fis l’honneur de le croireespion.
J’ai l’honneur d’être avec le plus parfait attachement,Monsieur le ministre,
Votre très-obéissant serviteur,
(Signé.) C. J. Fox.
Monsieur,
No. II.
5 Mars, 1806.
J'ai mis la lettre de V. Exc. sous les yeux de S. M. Sonpremier mot, après en avoir achève la lecture, a été : “Jereconnais là les principes d’honneur et de vertu qui ont tou-jours animé M. Fox;” elle a ajouté: “ Remerciez-le de mapart, et dites-lui, que soit que la politique de son souverainnous fasse rester encore long-tems en guerre, soit qu’unequerelle aussi inutile pour l’im inanité, ait un terme aussi rap-proché que les deux nations doivent le désirer, je me réjouisdu nouveau caractère, que, par cette démarche, la guerre adéjà pris, et qui est le présage de ce qu’oti peut attendre d’uncabinet, dont je me plais à apprécier les principes, d’aprèsceux de M. Fox, un des hommes les plus faits pour sentir entoutes choses ce qui est beau, ce qui est vraiment grand.”
Je ne me permettrai pas, Âlonsieur, d’ajouter rien aux pro-pres expressions de S. M. I. et R. Je vous prie seulementd agréer l’assurance de ma plus haute considération.
(Signé,) Ch. M. Taliæyrand,prince de Bénévent.
No. III.
Monsieur,
Downing-street, 26 Mars, 1806.
Lavis que votre excellence m’a donné des dispositions pa-cifiques de votre gouvernement, m’a induit à fixer particuliè-rement l’attention du roi sur cette partie de la lettre de votreexcellence.
Sa majesté a déclaré plus d’uno fois à son parlement son