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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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connaître tes droits établis, à protéger les états faibles et kadopter des principes dejustiee, de modération et dégalité;niais lempereur connaît trop les hommes pour se laisser séduirepar des chimères, et ilreconnaît que ce serait ségarer, quede chercher la paix dans uu dédale de dix ans de débats, qui,pendant ce tems, perpétueraient la guerre et ne feraient qnerendre son terme plus incertain et plus difficile à atteindre.Il faudrait alors changer de route, et faire comme on fit àUtrecht , laisser les alliés se morfondre dans des débats inter-minables et inutiles, traiter seul à seul, discuter, comme cillit alors, les intérêts des deux puissances et ceux de leursalliés respectifs, faire enfin la paix pour s-oi, et la faire assezéquitable et assez honorable pour quelle ne pût manquerdêtre agréée par toutes les puissances intéressées. Voilàcomme il convient, non pas dans dix ans, mais aujourdhui,que deux puissances telles que lAngleterre et la F rance ter-minent les différends' qni les divisent, et établissent enmême tems la règle de leurs droits et celle des intérêts deleurs amis.

Pour me résumer. Monsieur, je ne vois dans la négociationproposée que trois formes possibles de discussion. Négocia-tion avec 1,Angleterre et les alliés quelle a acquis lors de laformation de la troisième coalition ; négociation avec toutesles puissances de lEurope en y joignant les Américains; né-gociation avec lAngleterre seule. La première de ces formesest inadmissible, parce quelle soumettrait lempereur à rin-flnence de la troisième coalition qui nexiste plus. Lempereureût négocié ainsi sil eût été battu. La seconde forme âenégociation éterniserait la guerre, si les ineidens inévitablesquelle multiplierait à tous les instans, et les passions quelledéchaînerait sans mesure ne faisaient pas rompre avec éclat ladiscussion, peu dannées après quelle aurait été établie. Latroisième est donc la seule que doivent désirer ceux qui veulentvéritablement la paix. S. M. est persuadée que les dispositionsjustes et modérées quelle aime à reconnaître dans le ton et lelangage du ministre de S. M. britannique secondant, au grede ses désirs, les sentimens pacifiques dont elle est plus quejamais déterminée à donner des preuves h ses amis et même aSes ennemis, les peuples épuisés des efforts dune guerre dontlintérêt est aussi difficile à sentir que le véritable objet en estdifficile à connaître, verront enfin sortir de la négociation pro-posée une paix qui est réclamée par tous leurs besoins et partous leurs vœux.

Agréez, Monsieur, etc.

(Signé) C. M. Tali.eyban»,prince de iBénévent.