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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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lition: il est en droit de méconnaître les rapports que vousavez eus avec elle; et en traitant avec vous, il ne peut êtrequestion que du but et des intérêts de la guerre entreprise an-térieurement à vos alliances et qui leur a survécu.

Quoiquil ny ait que six mois que le voile qui couvrait lescombinaisons secrètes de la dernière guerre a été déchiré; ilest cependant vrai que le Continent est en paix. Le principalde vos alliés, lAutriche , a fait sa paix séparée. La Prusse,dont les armées ont été pendant quelques tems sur le pied deguerre, a fait avec nous un traité daliiance offensive et défen-sive. La Suède ne mérite aucune mention. Quant à la Russie ,il existe entre elle et nous des propositions directes de négocia-tions. Par sa puissance, elle na besoin de la protection depersonne, et elle ne peut réclamer lintervention d'aucunecour pour terminer les différends qui nous divisent. Par sadistants?, elle est tellement hors de notre portée, comme defout moyen de nuire, que létat de guerre ou létat de paix neproduit dans nos rapports respectifs, que des eliangemens pure-ment diplomatiques. Si dans une telle situation, lempereuracceptait de négocier conjointement avec lAngleterre et laRussie , nen méconnaîtrait-il pas tous les avantages? Ne sup-poserait-il pas lexistence dune guerre quil a glorieusementterminée? Nabandonnerait-il pas entin de lui à lAngleterrele principe dune égalité déjà convenue entre nous ? Pour peu,Monsieur, que vous vouliez examiner avec le discernement quivous appartient, les considérations que jai l'honneur de vousexposer, vous conviendrez quune telle négociation nous seraitbeaucoup plus préjudiciable que la guerre et même quuucongrès.

En effet, dans un congrès si lAngleterre, la Suède et laRussie débattaient pour faire prévaloir les principes qui ontservi de fondement à la troisième coalition, la Prusse, le Danue-tffurck, la Porte, la Perse et lAmérique réclameraient contreces principes, et demanderaient des lois égales de navigationet un juste partage dans le domaine de la mer. Sans doute,Oans cette discussion, on voterait souvent la diminution dupouvoir de la France , mais souvent aussi on voterait pour laflmiinution du pouvoir de lAngleterre. Des puissances ré-clameraient léquilibre du midi de-lEurope , mais dautresaussi réclameraient I équilibre du nord. Un grand nombre®occuperait de léquilibre de lAsie : toutes sintéresseraient11 l équilibre des mers; et si du sein de tant de discussionsfl'agenses et compliquées, il est possible despérer quil ens °!tît nu résultat, ce résultat serait juste, parce quil seraitComplet; et certes, S. ÎV1. la déclaré dans toutes les circon-Wauces, elle naura point de répugnance à faire des sacrificesVour lu tranquillité publique, lotsque lAngleterre, la Russie e toutes les grandes puissances seront chacune disposées à rt-