Buch 
2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
904
JPEG-Download
 

qu'elle saccordait parfaitement avec ce qui avait été annoncéprécédemment. Lempereur na rien rt désirer de ce quepossède lAngleterre, (un aveu fait au commencement delàcorrespondance entre les deux cours était un prélude natureldune telle proposition.)

S. M. regardait la cession dHanovre comme un témoignagede lesprit de justice dans lequel la proposition avait étéconque, parce que cet électorat, quoique occupé sur uneidentité supposée dintérêts et de mesures, nentrait, en effet,pour rien dans les différends qui occasionnaient la guerreprésente ; < elle a ru, dans le principe jusqualors reconnucomme la base générale de. négociation (une base particulière*ment adaptée aux situations relatives des deux parties) cequelle jugeait être pieuve que la France était tout aussisincèrement disposée que le Grande-Bretagne de mettre fin à«n ordre de choses également préjudiciable aux intérêts de»deux pays.

En effet il paraissait à S. IM.-être le seul principe sur lequelune négociation pouvait probablement être menée a uneheurptise cont lusion. De la nature des intérêts des parties quiy participaient, il y avait peu despérance quaucun arrange-ment satisfaisant pourrait, êtiefaiten manière de restitutionréciproque, en rendant leurs acquisitions respectives ; tandisque de l'autre côté le principe de uti possidetis se présentaitnaturellement comme le mode de mettre fin aux hostilitésmalheureuses entre les deux nations, dont routes les deuxsonten possession de conquêtes étendues et importantes, en ter-ritoire et eu influente ; la Fiance sur le continent de lEurope ,et la grandt-fiietagne dans dautres parties du monde.

A S M, cette venté paraissait encore plus frappante en sereprésentant, que toutes les deux nations jouissaient dan»leurs acquisitions respectives, dun état de possession, lequelne pourra guère souffrir de changement important par la con-tinuation de la guerre; la supériorité des forces navales de laGrande-Bretagne nétant, selon toutes les apparences, pasmoins fermement établie sur mer, que celle des armées deFrance sur le continent de lEurope .

Cest sous limpression que ces idées produisaient naturelle*ment, que S. M. sans hésiter, accepta la proposition de tradersur le principe de uii possidetis, avec la réservation due à laconnection et au concert, qui subsistaient avec lempereur deRussie ; et comine une preuve de sa sincérité elle choisit Upersonne, par laquelle cette communication a été faite, p ülirannoncer lalacrité avec laquelle elle a accédé à ia base pr°*posée pour conclure un traité.

Le soussigné na nulle disposition de cacher sa satisfactionque S. M. avait sentie dans ces perspectives heureuses, derendre promptement les bénédictions de la paix à ses sujet»ur des principes justes et équitables, et qui sont conformes