qu'elle s’accordait parfaitement avec ce qui avait été annoncéprécédemment. “ L’empereur n’a rien rt désirer de ce quepossède l’Angleterre,” (un aveu fait au commencement delàcorrespondance entre les deux cours était un prélude naturel■d’une telle proposition.)
S. M. regardait la cession d’Hanovre comme un témoignagede l’esprit de justice dans lequel la proposition avait étéconque, parce que cet électorat, quoique occupé sur uneidentité supposée d’intérêts et de mesures, n’entrait, en effet,pour rien dans les différends qui occasionnaient la guerreprésente ; <eî elle a ru, dans le principe jusqu’alors reconnucomme la base générale de. négociation (une base particulière*ment adaptée aux situations relatives des deux parties) cequ’elle jugeait être pieuve que la France était tout aussisincèrement disposée que le Grande-Bretagne de mettre fin à«n ordre de choses également préjudiciable aux intérêts de»deux pays.
En effet il paraissait à S. IM.-être le seul principe sur lequelune négociation pouvait probablement être menée a uneheurptise cont lusion. De la nature des intérêts des parties quiy participaient, il y avait peu d’espérance qu’aucun arrange-ment satisfaisant pourrait, êtiefaiten manière de restitutionréciproque, en rendant leurs acquisitions respectives ; tandisque de l'autre côté le principe de uti possidetis se présentaitnaturellement comme le mode de mettre fin aux hostilitésmalheureuses entre les deux nations, dont routes les deuxsonten possession de conquêtes étendues et importantes, en ter-ritoire et eu influente ; la Fiance sur le continent de l’Europe ,et la grandt-fiietagne dans d’autres parties du monde.
A S M, cette venté paraissait encore plus frappante en sereprésentant, que toutes les deux nations jouissaient dan»leurs acquisitions respectives, d’un état de possession, lequelne pourra guère souffrir de changement important par la con-tinuation de la guerre; la supériorité des forces navales de laGrande-Bretagne n’étant, selon toutes les apparences, pasmoins fermement établie sur mer, que celle des armées deFrance sur le continent de l’Europe .
C’est sous l’impression que ces idées produisaient naturelle*ment, que S. M. sans hésiter, accepta la proposition de tradersur le principe de uii possidetis, avec la réservation due à laconnection et au concert, qui subsistaient avec l’empereur deRussie ; et comine une preuve de sa sincérité elle choisit Upersonne, par laquelle cette communication a été faite, p ülirannoncer l’alacrité avec laquelle elle a accédé à ia base pr°*posée pour conclure un traité.
Le soussigné n’a nulle disposition de cacher sa satisfactionque S. M. avait sentie dans ces perspectives heureuses, derendre promptement les bénédictions de la paix à ses sujet»•ur des principes justes et équitables, et qui sont conformes