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et promettant sur notre parole royale, d'avoir et tenir pourbon, agréable et ratitié, toutes et chacune des chose» quiauraient été réglées et conclues par notre dit plénipotentiaire ,de les guider en la meilleure manière que faire se puisse, etde ne jamais souffrir qu’elles soient violées en tout ou enpartie, ni même qu’il y soit contrevenu, et afin de donner plus »de force à ces lettres, signées de notre main royale, et que foipleine et entière y soit ajoutée, nous y avons fait apposer notregrand sceau de la Grande-Bretagne. Donné dans notre palaisde Saint .laines, ie vingt-sixième jour du mois de Juin, del’an du Seigneur mil-hui -.-ent-six, et de notre règne le qua-rante-sixième.
»
No. Xill.
Le soussigné, plénipotentiaire de S. M, britanique, avantd’entrer sur ia négociation présentement pendante entre sonsouverain et la cour de France, juge nécessaire de retracerbrièvement les circonstances qui l’ont amenée. En mêmeteins il croit qu’il convient au caractère de franchise et desincérité lequel, comme plénipotentiaire de S. M. britannique,il s’est résolu de soutenir constamment, de déclarer, commela seule base sur laquelle il peut consentir de négocier le prin-cipe que ia France elle-même a énoncé originairement, aussibien que de définir la nature de la discussion dans laquelle ilest prêt à eutrer.
Le langage lort et énergique dans lequel le gouvernementde la France exprimait, il y a quelques mois, son désir dela paix, pendant qu’il inspirait à S. M. une confiance dans lavéritable sincérité du désir de la cour de France, ne luilaissait que le regret, que la proposition de traiter avec elle,on séparément de ses alliés, paraissait empêcher et la France et l'Angleterre de profiter de cette heureuse disposition deleurs gouvernemens respectifs, comme alors il était impossibleàS.M. britannique , conformément à la bonne foi qu'elle atoujours mauifestée, de traiter autrement que conjointementavec sou allié l'empereur de Russie .
Depuis ce tems-là quand S. M. a trouvé que des circon-stances, qu’il n’est pas nécessaire de détailler ici, lui permet-taient de traiter séparément, c’était avec bien du plaisirqu eile recevoit la proposition de traiter généralement sur labase de uti possidetis qu’on devait observer scrupuleusement,nxcepré dans le cas d’Hanovre qu’on se proposait de céder àb. M. en entier.
B est vrai que cette proposition n’était faite ni directement,m par le canal d’uu ministre accrédité ; de son authenticitépourtant on ne pouvait avoir le moindre doute.
Indépendamment de l’autorité qu’elle recevait du caractère« e la personne employée pour la communiquer, il semblait