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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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I

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la première démarche a été un échange de ses pouvoirs avecceux de S. Exc. le comte dYarmouth , quil a croire,ainsi que le portent les pleins pouvoirs de S. Exc. autoriséà traiter, à conclure et à signer un traité définitif entre taFrance et le royaume uni de la Grande-Bretagne et dIrlande .De très-fréquentes conférences, la plupart de plusieurs heurts,out eu lieu depuis entre les deux plénipotentiaires, qui, debonne foi de part et dautre, sappliquèrent, à applanir lesdifficultés, et mirent de côté tout ce qui eût pu aigrir les,esprits, ou embarrasser et retarder inutilement la marche de lanégociation.

Au lieu de remettre de part et dautre des notes plus oumoins adroites, mais qui éloignent plus quelles ne rapprochentdu but quon veut atteindre; au lieu dentamer de ces contro-verses écrites, non moins préjudiciables à lhumanité que leshostilités à main armée, et qui prolongent les malheurs despeuples; au lieu surtout de négocier la paix comme on fait laguerre, les plénipotentiaires eurent des conférences franches,dans lesquelles S. M. lempereur et roi accorda tout ce quilput accorder sans perdre de vue la dignité de sa couronne,son amour pour ses peuples et lintérêt de ses alliés.

Jamais ou ne réduira S. M. à dautres sacrifices.

La marche que prend S. Exc. le comte de Lauderdale , nou-veau plénipotentiaire de S. M. britannique ne semble-t-ellepas annoncer quune multitude de notes ne suffira même paspour que les deux gouvernemens sentendent, et ne court-onpas évidemment le risque, en adoptant une telle marche, dontlabus a été si manifeste de nos jours, de s'entendre encoremoins quon na fait jusquici. Si on ne veut au contraire quecréer des pièces quon puisse ensuite présenter au parlementde la Grand-Bretagne, S.M. lempereur et roi n'éprouve pas.le même besoin. Cest la paix quil désire; cette paix égale-ment honorable pour la France , pour la Grande-Bretagne etpour leurs alliés, que.le travail assidu et mutuel des plénipo-tentiaires respectifs avait rendu acceptable par les deux gou-vernemens.

Cependant pour faire paraître aux yeux de tous son amourpour lu justice.et la sincérité de ses sentimeus pacifiques, etpour qnon connaisse véritablement à qui on doit attribuer toutempêchement à la marche de la négociation, S. M. lempe-reur et roi a daigné permettre au soussigné de discuter ici lavaine question relative à la base de cette négociation déjàavancée, et sur le point dêtre terminée.

Dans la lettre écrite à S. Exc. Mi Fox le 1er. Avril, parS- Exc. le ministre français des relations extérieures, ce mi-nistre annonça que S. M. lempereur et roi adoptait entière-ment le principe exposé dans la dépêche de S. Exc. M. Foxdu 26 Mars, et présenté comme base de lu négociation, queZ z z z z 2