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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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îa paix proposée doit être honorable pour 1 les deux cours etpour leurs alliés respectifs. >

Dans sa lettre du 2 Juin à S. Exc. M. Fox, S. Exc. le mi-nistre des relations extérieures alla plus loin. Il proposa aunom de S. M. lempereur et roi, «létablir pour bases deuxprincipes fondamentaux, le premier tiré de la lettre de M. Foxdu 26 Mars, savoir: f Que les deux états auront pour objetque la paix soit honorable pour eux et pour leurs alliés respec-tifs, eu même rems que cette paix serait de nature à assurer,autant quils le pourront, le repos futur de lEurope . Lesecond principe était une reconnaissance en faveur de luneet de lautre puissance' de tout droit dintervention et de ga-rantie pour les affaires maritimes.

Telles sont les bases adoptées par le gouvernement britan-nique et convenues avec lui. Jamais il na pu venir dans lapensée de S. M. lempereur et roi, de prendre pour base de lanégociation luti possidetis. Si telle eût été sa pensée, ii eûtgardé la Moravie , une partie de la Hongrie , la Styrie , la Car-tliole, la Croatie , toute l'Autriche , ainsi que sa capitale, Trieste et Fiume et le littoral environnant seraient encore en sa puis-sance, comme Gènes et Venise . Le Hanovre , Osnabrück ettoutes les embouchures des grandes rivières du nord de lAlle­ magne seraient soumis à son empire, et certes alors S. M.lempereur et roi aurait pu sans difficulté laisser le Gap, Su­ rinam , Tabago, Sainte-'Lueie, Pondicheri , etc. au pouvoirdeS. M. britannique.

Quant à la Sicile , dans cette hypothèse même, S. M. lem-pereur et roi ne laurait pas laissée à ses ennemis ; mais S. M.aurait pensé seulement que la conquête de cette lie auraitprécéder louverture des négociations, et lorsque la Prusse etla Russie ont ou garanti ou reconnu les ehangemens arrive»dans le royaume des Deux-Siciles doit-on présumer que lAn-gleterre eût pu empêcher la conquête de la 1 Sicile qui nestséparée du continent que par un canal de moins de deux milletoises.

Et en supposant même que le Cap et Surinam et autre»possessions hollandaises eussent pu être détachées définitive-ment du royaume de Hollande , n r est-il pas certain que sonincorporation avec lempire français eut été la suite nécessairedu refus «juaurait fait lAngleterre, de lui restituer s^s colo-nies ? Quel serait en effet le moyen de maintenir une nationqui n'aurait que des dettes, et à laquelle labsence absoluede tout commerce ôterait tout moyen de les payer ? Quelquechose que puissent alléguer LL. EE. les plénipotentiaires deS. M. britannique if est impossible quils ne soient pas con-vaincus quil est? extrêmement différent pour la Grande-Bre-tagne de voir le Texel et lembouchure du Rhin et de *Meuse soumis aux douanes françaises , ou de le» voir soumi»