919 *
écrit à R. Exc. le ministre des relations extérieures. " Que Tesilence de leurs Exc. les plénipotentiaires français , par rapportà la note du 11 de ce mois, donnait lieu aux soussignés de présuamer, que dans le moment actuel ils ne devaient pas s’attendre àune explication telle qu’elle avait été demandée dans la note duII, pour autoriser les soussignés, en conformité avec leurs instruc-tions, à poursuivre la négociation.” Que d’après cette idée,ils désiraient mettre un terme à l'attente générale des deux na-tions, vu le peu d’apparence de la voir réalisée. Qu’ils sen-taient que la demande faite dans de pareilles circonstances, de*passeports pour leur retour, pourrait être susceptible d’inter-prétations d’une nature à retarder l’heureux moment où Ie9vues du gouvernement français se rapprocheraient davantagede celles qu’cm lui avait supposées. Que pour ôter jusqu’»la possibilité d’un pareil inconvénient, ils croyaient devoirdonner des assurances, qu’une démarche quelconque qui auraitl’effet de mettre des obstacles au renouvellement de la négo-ciation, serait par là même contraire à leurs intentions, malgréque, par les raisons déjà détaillées, ils se voyaient obligés demettre un terme à leur mission.”
Le soussigné, en voyant tarder la réponse à ces communi-cations, s’est persuadé que ce délai pouvait provenir de dispo-sitions favorables au progrès de la négociation, et qu’il seraitenfin compensé par une réponse conforme à cette interpréta-tion. Lors même qu’il n’en a vu arriver aucune, il a persévéréégalement dans line conduite qui a dû prouver incontestable-ment la sincérité du désir qu’il avait manifesté de recevoir desexplications qui le missent en état de poursuivre les objets de»a mission.
Mais si, dès le 14 de ce mois, le soussigné, conjointementavec le comte du Yarmouth , s’est vu obligé d’observer à S.Exc. le ministre des relations extérieures, qu’il appréhendrait(d’après le silence de leurs Exc. les plénipotentiaires français )qu’il ne serait fait aucune réponse à ce sujet, etc. et si à cetteépoque ils ont cru devoir déclarer la nécessité où ils étaient, enconformité avec les ordres de leur souverain, de demander despasseports pour leur départ, le soussigné n’a pas besoin de re-marquer à S. Exc. le ministre des relations extérieures, com-me» les nouveaux délais survenus depuis cette date, présen-tât impérieusement au soussigné de renouveler instammentcette demande.
En même terne le soussigné doit ajouter, que ne pouvant sePersuader que dans le cas où la réponseue dût pas être favo-mble, S. Exc. le ministre des relations extérieures eût différépendant un aussi long intervalle l’adoption de la seule alterna-tive de l’envoi des passeports, il ne se refuse pas entièrementmeme aujourd’hui, à l’espoir de voir établie de nouveau laproposition telle que les ministres de S. M. britannique l’ont