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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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écrit à R. Exc. le ministre des relations extérieures. " Que Tesilence de leurs Exc. les plénipotentiaires français , par rapportà la note du 11 de ce mois, donnait lieu aux soussignés de présuamer, que dans le moment actuel ils ne devaient pas sattendre àune explication telle quelle avait été demandée dans la note duII, pour autoriser les soussignés, en conformité avec leurs instruc-tions, à poursuivre la négociation. Que daprès cette idée,ils désiraient mettre un terme à l'attente générale des deux na-tions, vu le peu dapparence de la voir réalisée. Quils sen-taient que la demande faite dans de pareilles circonstances, de*passeports pour leur retour, pourrait être susceptible dinter-prétations dune nature à retarder lheureux moment Ie9vues du gouvernement français se rapprocheraient davantagede celles qucm lui avait supposées. Que pour ôter jusqu»la possibilité dun pareil inconvénient, ils croyaient devoirdonner des assurances, quune démarche quelconque qui auraitleffet de mettre des obstacles au renouvellement de la négo-ciation, serait par même contraire à leurs intentions, malgréque, par les raisons déjà détaillées, ils se voyaient obligés demettre un terme à leur mission.

Le soussigné, en voyant tarder la réponse à ces communi-cations, sest persuadé que ce délai pouvait provenir de dispo-sitions favorables au progrès de la négociation, et quil seraitenfin compensé par une réponse conforme à cette interpréta-tion. Lors même quil nen a vu arriver aucune, il a persévéréégalement dans line conduite qui a prouver incontestable-ment la sincérité du désir quil avait manifesté de recevoir desexplications qui le missent en état de poursuivre les objets de»a mission.

Mais si, dès le 14 de ce mois, le soussigné, conjointementavec le comte du Yarmouth , sest vu obligé dobserver à S.Exc. le ministre des relations extérieures, quil appréhendrait(daprès le silence de leurs Exc. les plénipotentiaires français )quil ne serait fait aucune réponse à ce sujet, etc. et si à cetteépoque ils ont cru devoir déclarer la nécessité ils étaient, enconformité avec les ordres de leur souverain, de demander despasseports pour leur départ, le soussigné na pas besoin de re-marquer à S. Exc. le ministre des relations extérieures, com-me» les nouveaux délais survenus depuis cette date, présen-tât impérieusement au soussigné de renouveler instammentcette demande.

En même terne le soussigné doit ajouter, que ne pouvant sePersuader que dans le cas la réponseue dût pas être favo-mble, S. Exc. le ministre des relations extérieures eût différépendant un aussi long intervalle ladoption de la seule alterna-tive de lenvoi des passeports, il ne se refuse pas entièrementmeme aujourdhui, à lespoir de voir établie de nouveau laproposition telle que les ministres de S. M. britannique lont