92 ï
4 Paris , le soussigné, aujourd’hui même qu’il se voit obligé,par ses instructions, à faire la demande de ses passeports, nepeut se résoudre à rendre impossible une communication dela part du gouvernement français , de nature à mettre le sous-signé à même de poursuivre la négociation, quoique d'aprèsle sdence prolongé de ce gouvernement, il ne puisse guèras’attendre à une issue aussi favorable.
Ce ne sera donc que dans la matinée de Mercredi prochain,27 de ce mois, que le soussigné aura l’honneur de se rendreen personne chez S. Exc. le ministre des relations extérieures,pour faire la demande formelle et définitive des passeportsnécessaires pour lui et pour sa suite. Il ajoute seulement queles passeports, pour être mis en usage selon les circonstances,doivent être délivrés comme il les a en dernier lieu demandés,
No. XXVII.
25 Août, 1806.
Messieurs les plénipotentiaires de S. M. l’empereur de»Français , roi d'Italie , désirant entretenir S. Exc, M. le comtedeLauderdale, plénipotentiaire de S. M. britannique, sur l'ob-jet de la dernière note que S. Exc. leur a adressée, l’engagentà se rendre demain, vers trois heures, au ministère de l’inté-rieur, où ils seront réunis, si toutefois cette heure peut con-venir à son excellence.
M. de Cnampagny a l’honneur de proposer à M. le comtedeLauderdale de dîner chez lui à la suite delà conférence.Il espère que S. Exc. voudra bien amener à dîner MM. God-dard, Stewart et Maddison.
No. XXVIII.
Le comte de Lauderdale , plénipotentiaire de S. M. britan-nique, a l’honneur d’accuser la réception de la note qui vientde lui être remise de la part de LL. EE. les plénipotentiairesfrançais . Il aura l’honneur de se rendre, vers trois heures de-main, au ministère de l’intérieur, et de dîner ensuite chezS. Exc. M. de Champagny, MM. Goddard, Stewart et Mad-dison auront également l’honneur de s’y rendre pour l’heuredu dîner. Lauderdale .
No. XXIX.
Au moment de renouer avec LL. EE, les plénipotentiaire^deS.M. britan nique se croient obligés de remettre sous les yeuxde LL. EE. l’état de négociation tel qu’il se trouve à la suit»de la note remise de la part du soussigné et du comte deXarmouth, le 12 du courant. LL, EE. les plénipotentiairesfrançais verront, d’après cet exposé, qu’ajj point, où en est3 B 8 B B B