pour le bonheur du monde, ne mettre en balance aucun avan-tage avec ceux de la paix, et que l’intention d’en assurer lesbienfaits à ses peuples, pouvait seule décider son cœur pater-nel à des sacrifices non-seulement d’amour-propre, mais depuissance, plus considérables que ne l’aurait indiqué l’opinionmême du peuple anglais , au milieu d'une guerre où il auraitobtenu, sans aucun mélange de revers, de constans avantagea-
Toutefois s’il était dans la destinée de l’empereur et dupeuple français de vivre encore au milieu des guerres et desorages que la politique et l’influence de l’Angleterre auraientsuscités, S. M.,.après avoir tout fait pour mettre un terme auxmaux de la guerre, se voyant déçue dans ses chères espérances^compte, sur la justice de sa cause, sur le courage, l’amour, lapuissance de ses peuples.
Mais se rappelant encore les dispositions qu’elle avait tou-jours exprimées dans le cours de la- négociation. S. M. nepeut voir qu’avec regret que l’Angleterre, qui pouvait illustreret affirmir sa vaste puissance par le bienfait de la paix dont lebesoin se fait sentir à la génération actuelle et au peupte an glais comme à tous les antres, en laisse volontairement échap-per la plus belle occasion. L’avenir fera connaître si une coali-tion nouvelle sera plus contraire à la France que les trois pre-mières; l’avenir dévoilera si ceux qui se plaignent de la gran-deur et de l’ambition de la France , n’ont pas à imputer à leurhaine, à leur injustice, et la grandeur et l’ambition dont ilsl’accusent. La France ne s’est agrandieque par les efforts re-nouvelés tant de fois pour l’opprimer.
Néanmoins, quelles que soient les inductions qu’on puissetirer pour l’avenir des exemples du passé, S- M. sera prete,«i les négociations avec l’Angleterre doivent être interrompues,it les reprendre, au milieu de toutes les chances des événemens;.elle sera prête à les rétablir sur les bases posées de concertavec l’illustre ministre que l’Angleterre a perdu, et quvn’ayant plus rien à ajouter à sa gloire que le rapprochement de»deux peuples, en avait conçu l’espéranee, et a été enleve au»monde au milieu de son ouvrage.
Le soussigné a l’honneur de prévenir S. Exc. milord comtede Lauderdale , que M. de Champagny a été autorisé A lui de*livrer les passeports qu’il a demandés. 11 saisit avec empresse-ment l’occasion de lui renouveler les assurances de sa hauteconsidération.
(Signé.) Ch. M. Tali.eyr^ivprince de Bénévent.
Pièces Accessoires:
No. XXXIX.
Pleins-pouvoirs de M. d’Oubril.
Nous Alexandre 1er, empereur et autocrate de toutes-le*Russies , etc. etc. etc. (Suit le titre entier de S. M4