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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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au sénat ; son altesse étant en grand costume, elle a étéreçue avec le cérémonial ordinaire et accoutumé ; et ayant prisbéance, a dit :

Messieurs,

An moment les rênes du gouvernement furent remises,par la reconnaissance de la nation, entre les mains de S. M. I.et R. il sétablit entre elle et vous des rapports habituels deconfiance et une communication de pensées qui vous ont faitparticiper aux grands desseins conçus et exécutés pour lebien de cet empire.

Ainsi, vous avez su de bonne heure que les premiers vœuxde lempereur furent pour la paix, et que ce sentiment géné-reux ne sest jamais attiédi.

Avant de paraître sur le champ de bataille, il la offerte àses ennemis.

Après la victoire, sa main triomphante la leur a toujoursprésentée.

Il espérait que des traités particuliers et successifs, conci-liant, les uns après les autres, tous les intérêts, appaisant pardegrés tous les ressentiments, amèneraient enfin cette pacifi-cation générale, si désirée par les peuples européens, et sinécessaire à leur félicité.

Lattente de S. M. a été trompée.

LEurope , attirée vers le repos par les victoires de la France ,a été sans cesse appelée aux combats par linfluence de laGrande-Bretagne, et par les prétentions ambitieuses de laHussie.

Des coalitions terrassées ont donné naissance <1 de nouvelle»coalitions.

modération du vainqueur a encouragé les vaincus.

Les plus grands tfforts-du génie militaire ainsi que les ex-ploits dune armée qui compte pour rien les distances, lessaisons, les climats et le nombre de ses ennemis, nont aboutijusquà présent qu'à des trêves glorieuses, dont la paix napoint été le fruit.

Cependant, lAngleterre sest emparée du commerce dumonde : tous les produits de lindustrie dans les deux hémis-phères, vont sengloutir dans cette lie.

Cependant, la Russie , si long-temps inconnue dans les dé-bats de lEurope , fomente aujourdhui les désordres de locci-dent, en même temps quelle menace lorieut de sa vaste do-mination.

Lempire ottoman est inquiété : les vexations saggraventcontre lui ; les droits de sa souveraineté sont rendus, pourainsi diru, incertains.

Dans de telles conjonctures, au milieu de ces machination»et de ces trames, S. M. a abandonner une route ne seprouverait point la pçix que le vainqueur seul a cherchée.