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11 faut désormais rendre cette paix désirable à ceux qui pro-voquent la guerre.
11 faut rendre la guerre funeste à ceux qui s’y laissent en-traîner.
Il faut réduire les cabinets à l’heureuse impuissance d’êtietrompés encore une fois.
Il faut enfin que des princes tant de fois vaincus, apprennentque la clémence a uu terme, et que le sceptre dont ils abusentpeut se briser entre leurs mains.
De là, messieurs, un nouveau plan de conduite, et des me-sures accessoires propres à en assurer le succès.
La première et la plus importante de toutes, consiste àsoutenir la puissance de lu nation, pur la continuité des mêmesmoyens, et par le développement de ses forces.
Il faut ensuite qu’un peuple infracteur des lois de la civili-sation, soit privé de toutes relations avec les peuplé- civilisés.
Il faut que S. M. garde sefe conqètes, et qu’elle en écarte lesfauteurs de toutes les discordes jusqu’au moment oit l’Angle-terre aura reconu les principes qui, chez les peuples policés,tempèrent les désastres inséparables de leurs dissentions;'jusqu’à l’époque où de justes restitutions auront acquitté nosobligations eutfers nos fidèles alliés ; enfin jusqu’à une paixgéuérale qui établira le repos dé l’Europe, "et permettra à tousles peuples l’entier développement de leur industrie.
Vous appréciez, messieurs, tout ce qu’un pareil desseina de grand et de glorieux. Ses avantages prochains, ceux qu’iloffre pour l’avenir, n’échappent point à votre sagesse ; elle ytrouve une ample compensation de la persévérance et des"sacrifices momentanés dont il doit être le prix.
Les garants de l’exécution seront, pour S. M., l’amour deses peuples, la fidélité tant de fois éprouvée du sér.at, le cou-rage des armées ; mais surtout du génie dont le succès n’ajamais démenti les inspirations, et cette ardeur qui ne connaîtpoint d’obstacles, quand il s’agit de la gloire de la France etdu bonheur de l’humanité.
S. A. S. ayant terminé son discours, le sénateur Porcher,l’un des secrétaires, est monté à la tribune, et a fait lecturedes pièces suivantes ;
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Extrait des minutes de la secrêtairerie d’êtat.
An palais de Berlin , le 21 Novembre 1806.
Napoléon, empereur des Français et Roi d’Itabe.
Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
Le sénat seséunira le 2 du mois de Décembre prochain, danste lieu ordinaire de ses séances sous la présidence de notre«ousin l’arcln-ehaucelier de l’empire.
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