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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Message de S. ]\I. lemperenr et roi au sénat.

Sénateurs,

Nous voulons, dans les circonstances se trouvent les af-faires générales de lEurope , faire connaître à vous et à la na-tion les principes que nous avons adoptés comme règle de notrepolitique.

Notre extrême modération, après chacune des trois premièresguerres, a été la cause de celle qui leur a succédé. Cestainsi que nous avons eu à lutter contre une quatrième coalitionneuf mois après que la troisième avait été dissoute, neuf moisaprès ces victoires éclatantes que nous avait accordées la Pro-vidence, et qui devaient assurer un long repos au continent.

Mais un grand nombre de cabinets de lEurope est plutôtou plus tard influencé par lAngleterre ; et sans une solidepaix avec cette puissance, notre peuple ne saurait jouir desbienfaits qui sont le premier but de nos travaux, luniqueobjet de notre vie. Aussi, malgré notre situation triomphante,nous navons été arrêté, dans nos dernières négociations aveclAngleterre, ni par larrogance de son langage, ni par lessacrifices quelle a voulu nous imposer. Lîle de Malte , àlaquelle sattachait, pour ainsi dire, litonneur de cette guerre,et qui, retenue paf lAngleterre au mépris des traités, en étaitla première cause, nous lavions cédée : nous avions consentià ce quà la possession de Ceylan et de lempire du Myssoure,lAngleterre joignît celle du Cap de Bonne-Espérance .

Mais tous nos efforts ont échouer, lorsque les conseils denos ennemis ont cessé dêtre animés de la noble ambition deconcilier le bien du monde avec la prospérité présente de leurpatrie, avec une prospérité durable : et aucune prospérité nepeut être durable pour lAngleterre, lorsquelle sera fondéesur une politique exagérée et injuste qui dépouillerait soixantemillions dhabitans, leurs voisins, riches et braves, de toutcommerce et de toute navigation.

Immédiatement après la mort du principal ministre delAngleterre, il nous fut facile de nous apercevoir que la con-nuation des négociations navit plus dautre objet que de couvrirles trames de cette quatrèime coalition étouffée dès sa mais-sance.

Dans cette nouvelle position, nous avons pris pour principesinvariables de notre conduite, de ne point évacuer ni Berlin ,ni Varsovie , ni les provinces que la force des armes a faittomber en nos mains, avant que la paix généralenesoitconclue;que les colonies espagnoles, hollandaises et françaises ne soientrendues ; que les fondemens de la puissance ottomane nesoient raffermis, et lindépendance de ce vaste empire, re-lier intérêt de notre peuple, irrévocablement consacrée.

Nous avons mis les Isles Britanniques en état de blocus, et