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3 (1813) Pièces des années 1807, 1808, et 1809 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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11 u'a point échappé à la prévoyance de V. M. quun te!accroissement de forces nécessiterait une augmentation dedépense deplusieursmillions pour le département delà guerre.V. M. ne veut pas que je lentretienne de cet objet dans cerapport ; son ministre des finances seet chargé dy faire facesans augmenter en aucune manière les impositions établiespar la dernière loi.

Il est vrai, Sire, que lnsttge suivi dans ces dernières annéesaurait pu jusqu'à un certain point porter une partife de vospeuples à se regarder comme libérés du devoir de la conscrip-tion, du moment ils auraient, sur la masse totale, fournile contingent demandé pour lannée, et sous ce rapport, ceque je propose à V. ?,J. semblerait exiger de la part de sessujets un sacrifice. Mais, Sire, il nest personne qui nesache quaux termes des lois Y. M. serait autorisée à appelersous ses drapeaux la totalité de la conscription non seulementdes quatre dernières années, mais même des années anté-rieures: et quand il sagirait dun sacrifice réel, quel est lesacrifice que V. M. nait, pas le droit dattendre de lamour deses peuples? Qui de nous ignore que V. M. se sacrifie elle-même entièrement pour le bonhenr de la France , et que de laprompte réussite de ses grands desseins dépend le repos dumonde, U sûreté future et le rétablissement de la paix maritime,sans laquelle il nest pour la France ni calme ni tranquillité?En proposant à V. M. de déclarer que désormais aucun.rappelde conscription antérieure naura lieu, je ne fais, Sire, queprévenir vos vues paternelles.

Je crois utile, de proposer eu même tems à V. M.de décréterla levée de la conscription de 1810 , et den déterminer lenombre, dès ce moment, à 80 , 000 , afin de former au besoin«les camps de reserve, et de garder nos côtés au printems.Cette conscription ne serait levée que dans le cas V. M.aurait à craindre la guerre de la part dautres puissances, etelle ne serait pas avant le mois de Janvier prochain.

Sire, cest un malheur attaché à la situation actuelle delEurope , que lorsquune puissance sort de létat de foretsque comporte sa population, les autres puissances ne peu-vent se dispenser daugmenter le leur dans la même propor-tion.

LAngleterre, indépendamment de limmense quantité deses matelots a plus de 200,000 hommes sur pied: elle nesoccupe à toutes les sessions de sa législature, que de lac-croissement de ses troupes de terre. Les forces de lAutriche ont été considérablement augmentées. La France , quoiquelle ait des armées plus nombreuses que toutes les autrespuissances, a cependant moins dhommes sous les armesquaucune ôelles relativement à sa population.

Votre ministre des relations extérieures ma assuré qu une