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étroite alliance "existait entre V. M. et la Russie . Les armé-niens de l’Autriche avaient souvent excité ma sollicitude : leministre y a répondu en me donnant la certitude que lesmeilleurs rapports existaient avec l’Autriche , et qu’il fallaitregarder ses levées, soit comme ries précautions, soit commele résultat des craintes que s'efforcent de faire naître dan»toutes les cours de l’Europe les nombreux ageus que l’An-gleterre soudoie encore sur le Continent.
Mais s’il n’appartient pas à mon ministère d’approfondirles vues et les intérêts des cours et de pénétrai- dans le laby-rinthe de la politique, il n’en est pas moins de mon devoir dene rien négliger pour que les armées de V. M. conservent surtous les points, toute la supériorité qu’elles peuvent avoir.Celles d’Albanie et de Dalmatie , de Danemarck et de l’Elbe ne peuvent point éprouverde diminution dans les circonstancesactuelles.
Les dispositions que je propose à V. M. donnent à l’arméed’Espagne 200,000 hommes sans affaiblir les autres armées ;de sorte que, malgré, l’accroissement de nos forces au-delàdes Pyrénées , lorsque la conscription de 1810, viendra à êtrelevée, V. iVI. aura accru ses avinées d'Allemagne , du Nord etd’Italie de plus de 80,000 hommes.
Et quand pour éviter la crise où l’a entraîné une politiqueaussi fausse que passionée le gouvernement anglais s’agitantde toutes parts, ne craint pas de réunir aux ressources qu’iltire de ses vastes finances et de ses nombreuses flottest toute»les armes de l’intrigue, de la corruption et de l’imposture qu’yaurait-il d’extraordinaire que l'immense population de laFrance , offrît le spectacle d’un million d’hommes armés, prêt»à punir de l’Angleterre, et tous ceux qu’elle aurait séduits, etprésentant partout cette masse de forces pour couvrir dumême bouclier l’honneur et la sûreté de la France .
Quel autie résultat, Sire devra-t-on attendre d’armées sinombreuses et d’une position si formidable, si ce n’est leprompt rétablissement du calme en Espagne , celui de la paixmaritime, et cette tranquillité générale, l’objet des vœux cou-«ans de V. M.
Beaucoup de sang aura été épargné, parce que beaucoupd hommes auront été prêts à en répandre; un bonheur per-manent préparé pur les combinaisons de votre puissant génie«era l’effet, Sire, des nouvelles preuves d’amour et de dé-vouement que vous donnèrent vos peuples, et de la noble con-tenance de cette nation que V. M. a désignée sous le nomde Grande à la postérité
Ministre de la guerre et à ce titre, organe des soldats Fran-Ç ills > qn il me soit permis, Sire, d’être l’interprète de leur*tentimens pour vous? V. iVÎ. nous verra toujours prêts àsacrifier notre vie pour sa gloire qui est inséparable de la