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3 (1813) Pièces des années 1807, 1808, et 1809 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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étroite alliance "existait entre V. M. et la Russie . Les armé-niens de lAutriche avaient souvent excité ma sollicitude : leministre y a répondu en me donnant la certitude que lesmeilleurs rapports existaient avec lAutriche , et quil fallaitregarder ses levées, soit comme ries précautions, soit commele résultat des craintes que s'efforcent de faire naître dan»toutes les cours de lEurope les nombreux ageus que lAn-gleterre soudoie encore sur le Continent.

Mais sil nappartient pas à mon ministère dapprofondirles vues et les intérêts des cours et de pénétrai- dans le laby-rinthe de la politique, il nen est pas moins de mon devoir dene rien négliger pour que les armées de V. M. conservent surtous les points, toute la supériorité quelles peuvent avoir.Celles dAlbanie et de Dalmatie , de Danemarck et de lElbe ne peuvent point éprouverde diminution dans les circonstancesactuelles.

Les dispositions que je propose à V. M. donnent à larméedEspagne 200,000 hommes sans affaiblir les autres armées ;de sorte que, malgré, laccroissement de nos forces au-delàdes Pyrénées , lorsque la conscription de 1810, viendra à êtrelevée, V. iVI. aura accru ses avinées d'Allemagne , du Nord etdItalie de plus de 80,000 hommes.

Et quand pour éviter la crise la entraîné une politiqueaussi fausse que passionée le gouvernement anglais sagitantde toutes parts, ne craint pas de réunir aux ressources quiltire de ses vastes finances et de ses nombreuses flottest toute»les armes de lintrigue, de la corruption et de limposture quyaurait-il dextraordinaire que l'immense population de laFrance , offrît le spectacle dun million dhommes armés, prêt»à punir de lAngleterre, et tous ceux quelle aurait séduits, etprésentant partout cette masse de forces pour couvrir dumême bouclier lhonneur et la sûreté de la France .

Quel autie résultat, Sire devra-t-on attendre darmées sinombreuses et dune position si formidable, si ce nest leprompt rétablissement du calme en Espagne , celui de la paixmaritime, et cette tranquillité générale, lobjet des vœux cou-«ans de V. M.

Beaucoup de sang aura été épargné, parce que beaucoupd hommes auront été prêts à en répandre; un bonheur per-manent préparé pur les combinaisons de votre puissant génie«era leffet, Sire, des nouvelles preuves damour et de dé-vouement que vous donnèrent vos peuples, et de la noble con-tenance de cette nation que V. M. a désignée sous le nomde Grande à la postérité

Ministre de la guerre et à ce titre, organe des soldats Fran-Ç ills > qn il me soit permis, Sire, dêtre linterprète de leur*tentimens pour vous? V. iVÎ. nous verra toujours prêts àsacrifier notre vie pour sa gloire qui est inséparable de la