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3 (1813) Pièces des années 1807, 1808, et 1809 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Donné en notre palais impérial de Saint Cloud , le 4 Sep-tembre, 1808.

(Signé) Napoléon .

Par lempereur,

Le ministre secrétaire détat, (Signé) H. B. Maret

Paris, le 8 Septembre, 1808.

Berlin , le 26 Août.

Un assesseur prussien nommé Koppé, était désigné commeun agent dintrigues. Le maréchal Soult ayant été dans lecas de le faire arrêter et conduire à Spandau , on a saisi sespapiers lon a trouvé loriginal de la lettre quon va lire.

Nous croyons devoir la publier comme un monument descauses de la prospérité et de la chute des empires. Elle révèlela manière de penser du ministère prussien, et elle fait con-naître particulièrement M. de Stein qui a pendant long-temsexercé le ministère, et qui est aujourdhui presquexclusive-raent chargé de la direction des affaires. Qu plaindra le roi dePrusse davoir des ministres aussi malhabiles que pervers.

Kœnigsberg , le 15 Août, 1808.

Par la lettre officielle que M. de Koppe aura lhonneur deremettre il V. A., elle apprendra tout ce qui a rapport à nosaffaires de France ; je ne me permettrai que quelques obser-vations sur notre état et notre position en général.

D'après le conseil des comtes de G. et W., on a donné ité-rativement des ordres au prince Ge de proposer une allianceet un corps de troupes auxiliaires, et de'demander une dimi-nution oa un délai pour les contributions; on a voulu que leprince séloignât dune manière décente dans le cas lempe-reur partirait pour de nouvelles entreprises. Si dans les cir-constances actuelles, nous pourrons être utiles à lempe-reur S. M. naccepte pas nos propositions, elle prouve que sondessein est de nous anéantir et alors il faut nous attendre àtout.

Lexaspération augmente tous les jours en Allemagne ; ilfaut la nourrir, et chercher à travailler les hommes. Je vou-drais bien quon put entretenir des liaisons dans la Hesse etdans la Westphalie , et quon se préparât à de certains événe-mens; quon cherchât à maintenir des rapports avec deshommes dénergie et bien intentionnés, et que lon pùt mettreces gens- en contact avec dautres. Dans le cas V. A.pourrait me donner des renseignemens à cet égard, je le priede vouloir bien me renvoyer M. Koppe ou un autre homme deconfiance.

Les affaires de lEspagne font une impression très-vive ; ellçstome ii.i K k S