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Donné en notre palais impérial de Saint Cloud , le 4 Sep-tembre, 1808.
Par l’empereur,
Le ministre secrétaire d’état, (Signé) H. B. Maret
Paris, le 8 Septembre, 1808.
Un assesseur prussien nommé Koppé, était désigné commeun agent d’intrigues. Le maréchal Soult ayant été dans lecas de le faire arrêter et conduire à Spandau , on a saisi sespapiers où l’on a trouvé l’original de la lettre qu’on va lire.
Nous croyons devoir la publier comme un monument descauses de la prospérité et de la chute des empires. Elle révèlela manière de penser du ministère prussien, et elle fait con-naître particulièrement M. de Stein qui a pendant long-temsexercé le ministère, et qui est aujourd’hui presqu’exclusive-raent chargé de la direction des affaires. Qu plaindra le roi dePrusse d’avoir des ministres aussi malhabiles que pervers.
Kœnigsberg , le 15 Août, 1808.
Par la lettre officielle que M. de Koppe aura l’honneur deremettre il V. A., elle apprendra tout ce qui a rapport à nosaffaires de France ; je ne me permettrai que quelques obser-vations sur notre état et notre position en général.
D'après le conseil des comtes de G. et W., on a donné ité-rativement des ordres au prince Ge de proposer une allianceet un corps de troupes auxiliaires, et de'demander une dimi-nution oa un délai pour les contributions; on a voulu que leprince s’éloignât d’une manière décente dans le cas où l’empe-reur partirait pour de nouvelles entreprises. Si dans les cir-constances actuelles, où nous pourrons être utiles à l’empe-reur S. M. n’accepte pas nos propositions, elle prouve que sondessein est de nous anéantir et alors il faut nous attendre àtout.
L’exaspération augmente tous les jours en Allemagne ; ilfaut la nourrir, et chercher à travailler les hommes. Je vou-drais bien qu’on put entretenir des liaisons dans la Hesse etdans la Westphalie , et qu’on se préparât à de certains événe-mens; qu’on cherchât à maintenir des rapports avec deshommes d’énergie et bien intentionnés, et que l’on pùt mettreces gens-là en contact avec d’autres. Dans le cas où V. A.pourrait me donner des renseignemens à cet égard, je le priede vouloir bien me renvoyer M. Koppe ou un autre homme deconfiance.
Les affaires de l’Espagne font une impression très-vive ; ellçstome ii.i K k S