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prouvent ce que depuis long-tems ou aurait dû entrevoir. I!serait très-utile d’en répandre les nouvelles d’une manièreprudente.
On considère ici la guerre avec l’Autriche comme inévita-ble. Cette lutte décidera du soft de l’Europe , et par consé-quent du nôtre. Quel est le succès que V. A. en attend?
. Les projets que l’on avait au printeins de 1807 pourraient au-jourd’hui se réaliser. Où est actuellement M. Meuring.
Le comte de Vinc.vous fera bientôt une visite, et il
y restera quelque tems.
L’Electeur court, dans les circonstances actuelles, grandrisque de se perdre lui-même avec ses propriétés ; il devrait' cependant chercher à mettre l’une et l’autre de ces choses à.l’abri. Je crains beaucoup qu’il ne soit à la fin la victime deson irrésolution et de son avidité..
M. de Jacoby n’est pas encore arrivé ; on l’attend aujour*d’hui. Son voyage a été long et difficile.
On s’est enfin décidé à nommer Ancillon pourinstituteur deprince royal. L’exécution demandera encore du tems; maisc’est toujours un pas, ce qui est beaucoup pour notre irréso-lution.
Ce n’est pas bien que là de H.... ait abandonné sa pre-mière idée ; la société d’une telle dame, éprouvée par l’expé-rience et des malheurs, aurait été d’une très-grand utilité à laR..,. Il faut que les finances de la maison soient dans untrès-mauvais état, car on ne me paie pas les 13,000 florins quel’on me doit pour la terre que j’ai vendue, il y a quelques an-nées ; je voudrais bien que cet argent me rentrât ; car on en abesoin par le temps qui court, et il faut que je m’arranged’après mes revenus.
J’apprends qu’une partie de vos amis quitte le Holstein .
Le général Blucher est très-faible ; en a dû lui envoyer àColberg le colonel de Bulau pour son assistance.
Je suis, etc.
De votre altesse, etc.
(Signé) Steis.
15 Septembre, 1808.
En vertu des ordres de S. M. .l’empereur et roi, le sénats’est assemblé le 5 de ce mois, sous la présidence de S. A. S.le prince archi-chancelier de l’Empire.
LL. AA. SS. le prince archi-trésorier et le prince vicegrand-électeur, LL. Exc. le comte ministre des relations ex-térieures et le comte ministre de la guerre étaient présens.
Des orateurs du conseil d’état (les ministres d’état comte