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3 (1813) Pièces des années 1807, 1808, et 1809 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Regnaud de Saint-Jeaq dAngely et comte de Cessac) se sontrendus à la séance.

Le prince archi-chancelier, président, a été reçu avec leshonneurs dusage, et S. A. S. ayant pris place au bureau, aprononcé le discours suivant :

Messieurs,

Les communications que vous allez recevoir, et le projetsoumis à votre délibération, consacreront de nouveau dans vosfastes, ces relations habituelles de confiance que S. M. I. etR. se plaît à entretenir, et dont votre zèle, si souvent éprouvépour le bien public, a fait sentir toute lutilité.

Vous le savez, messieurs, au milieu même des succès les plusdécisifs, lempereur a toujours souhaité le rétablissement de lapaix générale.

Pour arriver à cette heureuse fin, rien na été épargne desa part.

La politique furibonde de lAngleterre, a frustré de si sa-lutaives desseins, et a placé les puissances de lEurope dansune situation critique, qui appelle toujours des ehangemens,ou les rend impossibles à éviter.

LEspagne , par sa position géographique, par ses habitudes,par son commerce, doit être toujours avee la France en com-munauté dintérêts : cette vérité a prévalu dans des tems dedésordres; elle a déterminé ces traités particuliers et succes-sifs, toujours destinés en apparence à resserrer entre les deuxnations les rapports de bon voisinage, tandis que le gouverne-ment espagnol ne nous présentait presque toujours que desdispositions incertaines, qui, suiyaut les circonstances, auraientpu devenir hostiles.

Cet état dirrésolution ne pouvait durer long-tems. La sû-reté de létat commandait de le faire cesser. Dun autre côté,la saine partie de la nation espagnole désirait den sortir ; etce sentiment a inspiré les résolutions généreuses que S.M. aconsolidées par sa sanction impériale, et quelle soutiendrapar tous les moyens de sa puissance.

Quelque confiance que donnent à lempereur les rapportsde bonne intelligence entretenus avec les puissances du conti-nent, des arméniens considérables faits en dernier lieu par lundelles, ont fixer lattentiou de S. M.

Une expérience fatale a mis à portée de connaître tout ceque peut entreprendre léternel ennemi de la paix.

Les catastrophes suscitées jusquici par ses intrigues, cellesqu elles peuvent apprêter encore, imposent lobligation dêtretoujours préparé.

S. M. a donc pourvoir aux besoins du moment et veiller*ussi pour la sûreté de lavenir.

Le moyen le plus sûr datteindre ce but désirable est detouiours tenir nos forces militaires dans une proportion aua-K K K 2