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par les plus célébrés artistes : elles lui ont été en-voyées , il y a trois ans, au nombre de seize planches.
On y reconnoît la délicatesse & l’énergie du burindes Cochin & des le Bas: ce font des chefs-d œuvrede l’art, qu’on saura bien apprécier à la Chine,quoi qu’en disent les détracteurs de tout ce qui vientde cet Empire. On ne connoit la peinture des Chinoisque par des figures grotesques, mal destinées fur dupapier, & qui n’ont d’autre mérite que la vivacitéde la couleur des habillements. Mais cette maniéréde juger de leur peinture est aussi peu exacte que leseroit celle d un Asiatique qui ne voudroit juger dela nôtre que par les images grossières & mal enlu-minées qu’on vend par milliers dans nos campagnes;& de notre sculpture, que par les figures en bois ouen carton , qu’on achete dans les foires pour amuserles enfants. 11 faut savoir qu’à la veille du départ desvaisieaux qui font leur retour en Europe, les artisansde Canton, de tous les métiers, fefont peintres pourle moment : écrans, paravents, éventails, tout s en-levé pour nous & se vend bien. Quelqu’un tant soitP eu raisonnable peut-il penser que ce sont la desmodelés ? Nous avons fous les yeux des peintures ala gouache venues de Pekmg : elles représententles unes, l’intérieur magnifique des palais de 1 Em-pereur des maisons des Mandarins - des cabinets
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