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fin de la Dynastie des Tcheou que les livres se multiplièrent enChine : si nous n’en avons conservé que peu des premiersâges, c’est que nous n’en avions que peu.
Quoi, dira-t-on, les ordres des Empereurs réconciliés avecles Lettrés, ne produisirent-ils que le recouvrement d’un petitnombre de volumes ?
Puisqu’on nous pousse à bout,, disons tout. i°. Dès la fin de3 a Dynastie des Tcheou, tous les Princes feudataires croientennemis des anciens livres. Ces livres leur montroient le sceptrede l’Empereur levé sur eux, &ils cherchoient à se rendre indé-pendans: c’est en dire assezi. 2°. Tsin-chhhòang'etoít monté furle Trône des Empereurs, après avoir détruit toutes les Princi-pautés j combien plus ne devoit-il pas craindre les livres , & leshaïr? combien n’en fit il pas disparoître avant de les proscrire,lui dont les simples désirs etoient obéis 3 0 . La politique com-mandoir aux Han de profiter des usurpations & des crimes quiavoient elevé fi haut le trône fur lequel ils étoient montés..'Voilà le point de vue où il se saut mettre pour voir la perte 8cle recouvrement de nos anciens livres. Ceux qui ont voulu fairesoupçonner de la mauvaise-foi dans ce quont raconté les Mission-naires, du petit nombre de nos anciens livres, mont montré queleur ignorance. II leur faut des détails ; en voici.
Quand Ou-ti, cinquième Empereur des Han , eut ordonnéqu’on lui présentât fous les livresqu’on pourroit trouver, il en-vint en fi grande quantité de toutes les Provinces, que selonl-expresiìon de l’Historien, ils formoient des montagnes dans lescours d u Palais. Mais quels livres ? Des livres écrits fous Tsin-chi-hoang, ou fous le régné de son propre trisayeui, fondateur de..la Dynastie. Ce Prince, qui connoissoit bien les anciens livres,«e nomma que les six King dont- nous avons parlé. Car pour lés.grandes Annales de l’Empire & autres grandes Collections ,elles n’etoient jamais sorties de la bibliothèque Impériale des