DES CHINOIS. 103
ayant le corps d’un homme & une tête de boeuf! Selon le Yuen-ming pao, il avoit un visage humain & les yeux de dragon ;trois heures après fa naissance, dit le Ly-ki , il marcha , le cin-quième jour il parla, le feptieme il avoit toutes ses dents. Atrois ans il fit une charrue avec utle hache , & commença àlabourer la terre. II semoit après la pluie : quand la pluie nevenoit pas, il s’adressoit, selon le jour, au dragon noir, au dra-gon bleu , au dragon blanc ; ou bien il se j étroit dans le feu,quelquefois auffi il envoyoit fa fille chercher les nues. Ayantbu de l’eau de plusieurs fontaines, pour savoir celles qui etoientdouces ou ameres, il enseigna au peuple à boire de celles dontl’eau etoit douce. Jou -pao ayant été agitée par l’eclat d’un coupde tonnerre, elle conçut Hoang-ty, en accoucha fur la mon-tagne de vie, après vingt quatre mois de grossesse. Dès lage dedix ans, selon le Yuen-ki, il connut les défauts du Gouverne-ment de Chin-nong. II apprivoisa, dit le Ouaì-ki , des oursgrands & petits, des léopards, des tigres, &c. & les forma àla guerre. Le redoutable Tchi-yeou qui avoit le corps d’unebête féroce, une tête d’airain, un front de fer & se nourrissoitde sable, ayant inventé des armes redoutables, causoit des trou-bles continuels dans l’Empire. Hoang-ti lui fit la guerre ; maisaprès une bataille, où il avoit tout l’avantage , Tchi-yeou ayantformé des nuages & des vapeurs qui obscurcissaient le jour , ilne vint à bout de poursuivre sa victoire , qu’au moyen d’unecharrette qu’il inventa sur le champ , & qui marquant le midi,l’empêcha de s’egarer. Ce grand Prince gouverna l’Empire avectant de sagesse, que dix mille Princes lui rendirent hommage,l’hetbe Kin-y crut dans le Palais, le Fong-hoangfit son niddans une tour de son Palais, & le Ki-lin se promena dans les
jardins.Notre main se lasse d’ecrireces pauvretés. Quelques
Lettrés, par pitié pour le peuple des gens de lettres, ont pris la