DES. CHINOIS. 105
leur point de vue. Nous ménagerons ses pas, & ne parlerons icique de quelques articles plus .essentiels qui ne demandent aucunpréliminaire.
La création du monde & de l’homme, Tetat d’innocence, lachûte d’Adam & la longue vie des premiers hommes, sont arti-culés auíïì clairement qu’on peut le deíìrer dans nos anciennesChroniques. Tous les livres qui remontent jufqu’au commence-ment des temps, débutent tous par la création. Les deux motsKai-pi , sont consacrés à cette signification. Celui qui efi lui-mêmeson principe & sa racine , dit Tchouan-tfée, a sait le ciel & la terre.Il y a, selon Lie-tsée, une vie qui n a point reçu la vie j & paf cequelle ria point reçu la vie , elle ne peut la donner. Nous nous sou-venons dans ce moment qu’une chanson des Tsin commenceainsi : Quand le ciel & la terre surent créés ( Tien-ti-kai-pi ) , lesoleil& la lune répandoient une vive lumière ; mais maintenant , &c.,Lopi dit ornement : Fou-hi a fait le ciel & la terre : & Hoai-îian-tsée, Hoang-ti a fait la lumière <$* les ténèbres : la gloseajoute Hoang-ti est l’ancien Esprit qui créa l’homme au com-mencement , Lc forma les deux sexes. Le livre Fong-sou-tongva plus loin ; voici ses propres paroles bien remarquables :« Quand le ciel & la terre furent créés , il riy avoir encore»> ni homme,ni peuple.Niu-hoa pétrit de la terre jaune pour en» faire Thomme. C’est là la vraie origine du genre humain. »Ces divers textes & plusieurs autres que nous pourrions citer ,varient fur le vrai auteur de la création, mais ils énoncent tousle fait, & nous ne prétendons pas prouver autre chose. Obser-vons cependant, i°. Que nous affectons de ne citer que leslivres qui remontent avant Yao, & ne faisons aucun usage desKing ; i°.Que nous ne nous chargeons pas de concilier ce quele même auteur dit dans une page, avec ce qui est dans la sui-vante. Toutefois il ne faut rien outrer. Autant il répugne à lacandeur dont nous nous piquons, de donner des bluettes qui
O