ioS ANTIQUITÉ
second de Hoai-nan-tfée : En moins de trois ou de cinq heures leciel changea , & Vhomme ne fut plus le même .. .. Après que l’in -nocence eut été perdue , la Miséricorde parut.
Nous ne nous étendrons pas fur la durée de la vie des pre-' miers hommes. Les Tao-fée l'on t alongée de maniéré à ne pou-voir pas méconnoître qu’ils parlent des temps d’avant le Déluge.Les idées mêmes de Tsien-tien , Ciel antérieur & de tìeou-tien , Ciel postérieur, & leurs dix Ki, ou générations, font con-tretirées de si près fur la vraie histoire du genre humain , queles soupçons mêmes de la vraie Critique ne vont pas jufqu’àdouter quelle en ait donné l’idée. Les Tao-fée qui se piquentde philosophie Sc d’erudition, se noient en voulant paíser -leDéluge pour arriver aux premieres générations, parce qu’ils'confondent, faute de principes, ce qu’ils trouvent dans leursEcrivains fur l’etat d'innocence A les temps d’avant le Déluge,.Sc fur l’etat de l’homme déchu & les temps d’après le Déluge.II n’y a que le glaive de la Foi de l’Eghfe qui puisse couperce nœud-gordien. II faut ajouter aussi que ceux qui ont écrit furces matières , lorsque les traditions etoientdéjamêléesdefables,ont commencé les premiers à embrouiller la matière. Voilà pour-quoi nous avons dit que les Missionnaires, qui ont voulu por-ter la lumière dans ce cahos, y ont perdu tout le temps qu’ils ontmis à vouloir concilier des Ecrivains qui ne font pas d’accordavec eux-mêmes, & ont écrit, fans y rien comprendre, ce qu’ilsentendoient dire. Quelques Savans au-delà des mers ont écritici que ces sortes de traditions envoyées en Europe, pourroientfournir des armes aux défenseurs de la Religion, pour fermer labouche à quelques Incrédules qui citent fans cesse la Chine, Scla font sonner fort haut dans leurs objections. Un Missionnairene peut refuser de répondre à de pareilles demandes. Puifqu’onpermet aux savans des écarts & des digressions de pure curio-sité, nous demandons qu’on nous passe de mettre ici notre