DES CHINOIS. 109
féponse. Notre qualité de Missionnaire, & les ennuis que nousa coûtés cet Essai, doivent nous obtenir cette grâce des lecteursles plus séveres.
1 II ne faut ni calcul, ni démonstration, ni lunette pour prou-ver que le soleil est sur l’horizon , il ne faut que des jeux. Lavie seroit trop courte pour arriver jusqu à la foi, s’il falloit y allerpar le labyrinthe ténébreux de la Chronologie, de l’Histoire detous les peuples, de la Physique, de la Métaphysique, & mêmede la haute Théologie. Les Prophéties etoient nécessaires pourannoncer le Messe , les miracles pour le faire reconnoître , lescombats & les triomphes de l’Eglife pour justifier fes promesses :FEvangile cru & pratiqué, prouve tout ce qui peut être prouvé& demande de l’être. Qu’etoit l’Europe, il y a deux mille ans?Tous les nuages des hérésies & de la corruption des mœurs neíàuroient éclipser la Divinité des vertus qui brillent dans l’E-glife , & qu’on ne trouve que dans son sein. Les vies de Saint-Louis, de Saint-François de Sales, & de notre Patron Saint-Louis de Gonzague, forment feules une démonstration de laDivinité de la Religion, pour qui connoît le cœur de l’homme,fait l’histoire des peuples, & a lu les plus sublimes Moralistes duPortique.
2 0 . Vouloir répondre à tout ce qui vient à la tête d’un peuple’d’Ecrivains pantologues, c’est etendre la carrière de leurs im-piétés , au lieu d’y mettre fin.
3 0 . Quand on enverroit d’ici des notices bien détaillées, bienexactes & bien savantes de tout ce qui rend témoignage à laReligion, non-feulement dans nos antiquités fabuleuses, maisencore dans nos King & dans nos Annales, quel en seroit lefruit ? Qui attaque la Bible en furieux , deviendroit - il unagneau pour de pareilles preuves ? Jamais FEurope n’a été siriche en Mémoires fur la Chine, & jamais; la Chine n’y a étécalomniée si sottement. Les eloges que avons entendu donner à/ck