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SECONDE PARTIE,
A quel temps on peut Jìxer le commencementde l'Empire Chinois.
T out ce que nous avons dit dans la premieré Partie de cetEstai, ne doit être regardé que comme les préliminaires des dis-cussions où nous allons entrer. Ces préliminaires croient néces-saires pour mettre les Lecteurs au niveau d’un sujet que toutesles sciences d’Europe laissent aù fond de l’Afie, & dont elles nepeuvent s’approcher d’un pas, fans risquer de s’egarer , si ellesfont abandonnées à elles-mêmes. Mais si on a bien saisi le fonddes détails où nous sommes entrés, & si on ne s’est point méprisfur le point de vue fous lequel ils montrent qu’il faut envisagernos Antiquités & les Monumens qui les attestent, il fera aisé devoir du premier coup-d’oeil le vrai du sentiment pour lequel nousnous sommes décidés. Comme les opinions des Savanssont par-tagées fur cette matière, & vont flottant d’un fystême à l’autre,nous sentons à merveille qu’en proposant notre façon de penser yil faut en alléguer les raisons. Nous ferons plus, nous ne cache-rons pas les difficultés qui pourroient les affoiblir, ou même lesrenverser; & en les exposant, nous ne les couvrirons d’aucurvnuage. Minos avoir mis parmi ses lòix fondamentales, qu’il neferoit pas permis de révoquer en doute la sagesse & futilité de sesréglemens; mais il n’y a pas de Minos dans la République desLettres. II n’appartient à períbnne de vouloir subjuguer les opi-nions. Ces phrases despotiques, je dis , je pense , il es certain ,auffi inconnues aux vrais Savans , qu’elies font familières auxPantoiogues modernes, doubleroient d’infolence & d’inurba-'nité fous notre plume. Nous pouvons nous tromper , mais nous 1