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Tome premier.
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PLACE DE L’IIOTEL-DE-YILLE.

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meurs innocent, priez Dieu pour moi. >■ Puis, s'adressant au bourreau :« Kl toi, fais ton devoir. »

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On a appelé Favras le dernier des marquis; sa mort fut le premier actede justice révolutionnaire. Vingt-quatre ans auparavant, Lally, bâillonné,avait eu la tête tranchée sur la place de Grève.

Les annales de cette place de l’IIôtel-de-Yille sont sanglantes; maison y aperçoit nous ne savons quelle fatalité populaire qui leur donne uncaractère grand et majestueux; on sent que dans ces supplices mêmess’accomplissait l’enfantement de la civilisation.

En se rapprochant de nous, ces fastes semblent acquérir plus d'énergieet plus d’élévation.

Dans les idées de la population parisienne , la place de Grève avait unesignification néfaste, parce que c’était le lieu où l’on infligeait les châti-ments. On vit un jour une troupe de convulsionnaires s'arrêter au milieude cette place et la bénir, comme l’endroit où, disaient-ils, ils seraientexécutés mortellement. Ces pensées funestes ne diminuaient rien de la'puissance des leçons de l’histoire. Le peuple de Paris savait que la placede l'IIôtel-de-Ville avait vu toutes les conquêtes de la liberté, et que de làétaient partis, à toutes les époques d’oppression, les redressements