7,4 PLACE DE L’110TEL-DE-VILLE.
sissait ordinairement pour cette solennité le jour de la fête auguste. Dansces liais, la bourgeoisie était soumise au costume de la cour; c’est-à-dire
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tju'elle n’était reçue qu’avec cet habit auquel on avait conservé le nomd 'habil à la française; les broderies, les dentelles, le chapeau empanaché etl'épée, étaientles accessoires obligés de cette parure. Malgré les embarrasattachés à une toilette qu’ils ne portaient qu’une fois l'an, les bourgeoisprenaient gaîment leur parti de cette mascarade, qui était, sans contredit,l’attrait le plus piquant de ces réunions. Pendant la durée du bal, lescurieux remplissaient la place ; c’était un des meilleurs divertissementsdu peuple à Paris , que de voir descendre de voiture et. entrer à l’IIôtel-de-Yille, les bourgeois ainsi affublés. Souvent on reconnaissait les invités eton les appelait tout haut par leur nom, avec ces sarcasmes et ces éclatsde rire qui sont la menue justice du peuple. De tous les points de la villeon venait à ce rendez-vous.
Ce bal de l’Hôtel-de-Ville fut quelquefois l’occasion de réjouissancesdont la place de Grève était alors le centre. L’édifice apparaissait radieuxde lumières; on réservait pour cet endroit les plus magnifiques illumina-tions ; une ligne de feu s’étendait le long des quais jusqu’au château desTuileries ; de vastes trépieds antiques supportaient les gerbes de flammesqui éclairaient le trajet, et quand le cortège impérial entre la double haiedes vétérans de la garde défilait, sous les yeux de la foule, rien ne peut