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Tome premier.
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les douze; arpents sans être forcés de rendre les deux cents livres.

Une partie de l'hôtel des Tonrnelles portail le nom spécial A'hôteldulloi .— L'entrée de l’hôtel du Roi fut décorée d’un écusson aux armes de.France, peint par Jean de Bourgogne, dit de Paris .

Louis XI y lit construire une galerie qui traversait la rue Saint-Antoine,et qui aboutissait à YHôtel-Neuf de madame d’Etampes.— Lonis XIImourut aux Tonrnelles. •

L’emplacement de l’hôtel des Tonrnelles servit à établir le Marché-nux-Chevaux, qui fut, en 1578, le théâtre d’une lutte violente entre lesmignons de Henri III et les favoris du duc de Guise. Dieu merci! toutcela disparut un peu plus lard, pour céder le terrain aux constructions de*la place Royale. Voilà bien, si j’ai bonne mémoire, tout ce que l’ontrouve dans le livre de Dulaure , à propos de l’hôtel des Tournelles.

Ce terrible hôtel des Tournelles était à la fois une citadelle, unemaison royale, une prison, une ménagerie, une maison des champs,quelque chose qui tenait du Louvre et de la Bastille : on en contait millefables remplies d’inquiétudes et de terreurs. La tour de Nesle, d'odieusemémoire, n’occupait pas plus vivement les imaginations et les souve-nirs. Vous le savez déjà, le duc de lied fort l’avait, habité, quand Paris fut tombé au pouvoir des Anglais . Un parc de vingt arpents entouraitcette maison sur laquelle le Parisien osait à peine jeter les yeux. Maisenfin, les Anglais furent chassés de ce royaume qui ne leur avait quetrop obéi, chacun reprit en France sa place légitime, le roi aussibien que le peuple. Soudain vous eussiez vu le roi Charles MI ramenersa bannière triomphante dans ces murailles réparées, vous eussiez re-trouvé le bruit etl’éclat des fêtes,et les nuits joyeuses et toutes les pompesde la majesté royale et galante du roi Charles et de ses successeurs.Figurez-vous François I er , le roi chevalier, remplissant ces muraillesde tout le bruit des fêtes, de tous les chefs-d’œuvre des arts, et des pre-miers efforts de la poésie, et des bruits de la guerre, et de l’oisiveté de lapaix, et de la grâce passionnée de ses nombreux amours. Là régnait ensouveraine la duchesse d’Etampes; là le Primatice , Cellini et les plusgrands artistes dé l’Italie , apportaient les chefs-d’œuvre les plus beaux etles plus rares parmi leurs chefs-d’œuvre; la aussi a régné, a vécu Dianede Poitiers, la très-belle. Sous le fils de François I ", le château desTournelles jeta son plus vif et son dernier éclat. Plus que jamais la courétait brillante, le roi jeune et passionné, les Guise eux-mêmes et les Mont-morenci se courbaient devant la majesté royale. Plus que jamais aussi lesfemmes les plus admirées et les jeunes accouraient de toutes parts à cesfêtes de chaque jour. Car c’était là une des révolutions heureusementtentées par le roi François 1" et à laquelle son fils Henri II avait été fidèle,s’en rapporter aux belles dames pour parer, pour orner, pour enchanter