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la cour. Ce fut aussi une révolution dans l'histoire. En effet, depuis cesjours de conquête et de plaisirs, l'hisloire a pris une toute autre allure;elle est devenue moins grave, moins sententieuse, elle s'est mise à recher-cher les plus petites causes pour expliquer souvent les plus grands effets.Mais si l'histoire s’est sentie de ce changement, à plus forte raison l’art etla poésie, à plus forte raison les parures et la décoration intérieure. Certes,que d’or et de bijoux, que de meubles et de tentures brillantes, que detableaux et de statues, que d’orangers magnifiques en fleurs et d’eauxjaillissantes, qu.e de cuisiniers et de poètes, quelle profusion insenséede diamants et de perles, de dentelles et de velours, d’hermine et de bro-derie ont été la conséquence de cette introduction des femmes belleset parées dans les maisons royales ! Comme aussi que de fêtes, que dejoutes d’amour et d’esprit en l’bonneur des dames, que de tournois! Al’un de ces tournois où toute la cour était présente, au plus bel instantde la joie générale, sous les yeux et sous l’admiration de sa belle maîtresseet de bien d’autres dont il portait les couleurs, le roi Henri II se mit àjouter avec M. de Montgommeri, capitaine de la garde écossaise. Le coupde l’Ecossais fut si violent, que, la lance pénétra dans le crâne du roi deFrance . Ainsi mourut à peine âgé de quarante ans, au milieu d’une fêle,
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et sous les yeux d’une maîtresse adorée, un des derniers rois de la maisonde Valois. Celle fois la maison de Valois était frappée; au cœur ; et malgré