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Tome premier.
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PLACE KO VA UC.

IV7

porté, était devenu couleur de feuille morte; avec un vieux cotillon de sasœur, il s'était fait uu justaucorps en la lié ta s noir; sa perru<[iie est unefable, Boileau en a fait un poème. Ainsi était bâti l'auteur de la Pucelli'.

Vous aviez aussi dans ce temps-là la reine de Pologne , pauvre reine,et la duchesse de Croï.la fille de madame d’L'rfé. Faites place et rangez-vous, voici le maréchal de Bassompierre, c’est le plus bel-espritdela cour.La reine lui passe toutes ses folies. Le cardinal La Rochefoucauld et lechancelier Séguier le saluent de la main, tandis que Jodelet se met àvendre des barbes pour le parlement de Metz , qu'on venait de remplir dejeunes gens. Mesdames de Rohan s’en vont aujourd’hui faire une visite àmadame de la Maisonfort. N’entendez-vous pas venir Fontenay Coup-d’Epée? c’est un brave (pii va rendre sa visite de chaque jour à mademoi-selle Férier , la fille du ministre. Dumouslier, le dessinateur, perd sontemps à dire des injures à tout le monde. Le président Le Coigneux courtaprès les belles dames; puis, quand il rentre chez lui, il dit : Je vais voirma vieille, en parlant de sa femme. M. d’Emery, le financier, l’ami deMarion Delorme , il avai t gagné neuf millions en dix ans : on disait de lui «piec’était, le plus damné des hommes. Desbarreaux jure et s’emporte. Danssa voilure à quatre chevaux, Marion Delorme , magnifique et dépen-sière, mène la vie à grandes guides et meurt à trente-neuf ans, laissantpour'20,(Mil) écus de dentelles et pas uu sou d’arge . Cet esprit

<pii [lasse tout là-bas, c’est Pascal ; cet homme qu’on salue jusqu'à terre,c'est le maréchal de l'IIôpital. N’auriez-vous pas aimé la comtesse de LaSuze qui faisait de si jolis vers et des élégies si touchantes; madame deJeaucourt, qui était si jolie et qui a été le modèle des mères ; le présidentde Nicolaï, dont la jeunesse fut si orageuse; le père André dont la parolebrutale et toute remplie de violences était loin d’annoncer le père Bourda-loue et le père Massillon qui n’étaient .pas loin ! Que dites-vous de ma-dame Pillon, la sincérité même, qui avait bouche en cour; madame Fil-lon, une simple bourgeoise, à force d’esprit et de boutades piquantes, étaitegalement redoutée à la ville et à la cour. Et madame de Moutan, quiavait les mains aussi belles (pie les mains de la reine. Et madame d’Av-vait, si colère qu'elle a pensé tuer sa fille d’un coup de poing. Et, parmiles beaux-esprits, M. Costar. Un jour, dans cetle même jilace Royale, pas-sait madame de Longueville : sa chaise se brise; un grand laquais se pré-sente pour venir en aide à madame la duchesse: « A qui êtes-vous? luidit-elle. — Je suis à M. Costar. — Et qui est-ce M. Costar? — C’est unbel-esprit, madame. — Et qui te l’a dit? — Si vous 11 e voulez pas mecroire, madame, prenez la peine de le demander à M. Voiture. — Telmaître, tT>l valet, dit la duchesse, voyant le valet si beau et si bien élevé.

Songez donc enlin, que parmi ces hommes, que le Marais nous rap-pelle, il faut compter le cardinal de Retz et M. de Roquelaurc et madame