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Tome premier.
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A 1.1. K K ET AVE SUE

S-2

ni aucun detail particulier de sa vie, ni l'époque de sa mort ; mais qu'im-porte le coin de terre où est né l'artiste qui honore tant un pays? qu'im-porte comment a vécu, dans sa propre maison, celui dont l’existence labo-rieuse se révéla par des chefs-d’œuvre comme le portail de Saint-Genais’qu'importe la mort d’iiu homme que ses travaux rendent immortel î

Soyons plus juste, sinon plus intelligent que la biographie : saluons ,en passant dans le jardin du Luxembourg , l’ombre illustré de ce grandarchitecte qui a nom Jacques de Brosse .

Entre le Palais de la Pairie et le Palais de la Science, entre ces deux massesde pierres, l’œil s’arrête agréablement sur des tapis de gazon, sur desplate-bandes fleuries, sur des quinconces épais, sur un vaste et pur bassinoù se prélassent des cygnes gracieux, sur de longues et vertes allées demarronniers alignés comme des soldats.

L'allée de l’Observatoire, la plus belle des allées du Luxembourg , prendce nom àpartir des deux lions classiques que le hou goùtde M. de Gizors,architecte du Palais des Pairs, ne tardera pas sans doute àfaire descendrede leurs ignobles piédestaux. La ligne de clôture du jardin était encore,vers la fin de l’empire, aces deux lions fabuleux; et jusqu’à l’époque oùfurentsuppriméslesordres monastiques,le terrain occupé aujourd’hui parl’allée, jusqu’à la grille de l’Observatoire, appartenait presque entièrementau couvent des Chartreux.

Dès que Jacques de Brosse eut achevé le palais du Luxembourg, Mariede Médicis , désirantun peu d’air et d’espace autour de sa belle construc-tion toscane, céda, du côté sud-ouest, aux lions religieux, deux fois plusde terrain qu’elle ne leur en demandait à la partie nord de leurs pro-priétés. Rois et reines ont dû toujours faire bonne part aux hommes deDieu ! Avec de pareilles transactions, si le couvent ne s’arrondissait pas,il s'étendait dumoins; ce quineTempêchapasdepayer bien médiocrementl’histoire de Saint-Bruno, cette admirable galerie de Lesueur, au sein delaquelle l’auteur alla finir ses jours attristés, comme un père se réfugiedans sa vieillesse au milieu de ses enfants.

L’alignement général qui a établi une seule pente, (le l’Observatoire aupalais du Luxembourg, est un des .plus magnifiques embellissements dont.Napoléon ait doté Paris . Depuis la révolution, toute cette avenue, si planeaujourd’hui, était livrée aux décombres. Les remblais avaient commencé,à la vérité, sous le Directoire, mais ils n’allaient pas vite. Napoléon im-prima aux travaux une grande activité, et une circonstance politique lesmena à bonne fin.

Après les désastres de Russie , l’empereur se .préoccupait beaucoup desouvriers de Paris. Il appela au palais des Tuileries le préfet de police,M. Pasquief, auteur d'un rapport secret sur la population ouvrière, prêteà se soulever, assurait-il, faute de pain.