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SUR DES LOMBARDS
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os industriels modernes, si fiers de-voir inventé la spécialité, ne se doutentguère qu'ils ne sont que de maladroitsplagiaires des inventions du moyen-àge.— Tout ce que nos plus grands géniesde l'époque ont pu faire a été de créerdes boutiques spéciales pour vendre deschemises ou des gilets de flanelle, tandis• qu'il v a trois ou quatre cents ans, la\«Uspcnalilè brillait dans tout son éclat—dans toutes les brandies du coin-ïjKjjjmeice parisien.
iJ .Non-seulement chaque objet avait sesouvriers spéciaux, mais encore chaquerue de Paris était spécialement affec-tée à la vente de ces marchandises.—l.e quartier des Lombards est un deceux qui ont conservé le plus longtempsl'aspect du vieux Paris ; et il n’a pasfallu moins que la révolution de 178!),pour agiter les paisibles boutiquiers quise succédaient de père en fils, depuisdeux cents ans, dans cet asile hérédi-taire des bâtons de sucre de pomme,des pralines, des pistaches et de toutesles autres confiseries.
Longtemps pas un baptême ne se lità Paris , depuis la Bastille jusqu'àl’extrémité de la rue Saint-Honoré, sansbque le galant parrain n'allât faire pro-Lvision de douceurs au Fidèle Ucnjcr ou