BUE SAINT - F LU B EN T l.N.
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I.k inc ii k la \ itii.i.iKiti-;.—El vous êtes dans le purgatoire, monsei-gneur : llicu s'est trompé !
Le prince de Talleyrand . —Non... mais, sans doute, il a trouvé dansmon esprit nue circonstance atténuante.
I.k m e hk i, Ineantado. —Mon prince, nous avons oublié de parler, àpropos de la rue Saint-Florentin, de M. Soumet, le poète, qui a composédans celte rue, tout près de votre hôtel, quelques uns de ses vers les pluspoétiques...
Le prince i>e Talleyrand . — (Test vrai; un jour, je lui rendis unevisite de bon voisinage, et il me reçut en déclamant un bel épisode de saDiriiia épopée; c'était bien de l'honneur qu’il daignait me Taire : il recevaitses meilleurs amis, en leur jetant à l’oreille, à bout portant, sans les pro-venir, des fragments d’un poème ou des scènes d’une tragédie! Puisqu'ils’agit entre nous des misérables choses de la terre, je ne serais pas fâchéde savoir ce qu’est devenu mon hôtel de la rue Saint-Florentin...
Le m e de i.’Infantado. — Je vais vous le dire, monseigneur... grâce aun journal qui est tombé de la poche d’un journaliste, condamné à reliredans le purgatoire ce qu'il a écrit dans les journaux de Paris : vos héri-tiers ont vendu l'hôtel Saint-Florentin à M. de lîotsrhild...
Le prince de Tai.i.eyrand, — M. de llotscbibl!
Samuel Bernard . —Qu’est-ce que c’est que M. de llotscbibl ?
Le prince de Talleyrand . — llien... ce que vous avez été, Samuel.,un financier.
Le duc. de i.’Infantado. — liassuroz-vous, monsieur le diplomate. :l'hôtel Saint-Florentin, qui se souvient avec orgueil de son rôle politique,n'a pas renoncé à son inlluence mystérieuse surla destinée des princes etdes peuples. Il appartient à M. de Kotschihl, mais il est habité par mada-me la princesse de Lieven; il a subi, bon gré mal gré, la flétrissure d'unmagasin démodés, mais il a reçu, pour hôtesse, la diplomatie aristocra-tique; dans l’hôtel Saint-Florentin, ou adore le veau dor, au rez-de-chaussée, mais on y consulte Egérie, dans les appartements du premieretage, derrière un buisson de velours, de salin et de soie : le Nu ma decette nouvelle Egérie se nomme François Guizot .
Le prince de Talleyrand. —M. de llotscbild!... autrefois, en France ,tout finissait par des chansons... aujourd'hui tout y Huit par de l’argent;rapprochement incroyable!... Samuel Bernard et. M. de llotscbild, auxdeux bout de la rue Saint-Florentin : décidément, ce qui vient de la flûtes eu retourne au tambour!
Loris l.i iiine.