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Tome premier.
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dévotement sur leur passage'. Toul -à-roup, nu homme paraisse d'un tuas,ou boiteux, ou épilepli(pie, l'endail la toute et elierc'liait à toucher la eliàsse

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qui contenait les reliques ; on le repoussait, on le frappait, il ne se rebu-tait pas. Il collait enfin ses lèvres contre le coffre sacré, et tout-à-coup, <iprodige! le paralytique agitait son liras, le boiteux rejetait sa béquille loinde lui, et marchait droit comme un archer du roi, l’épileptique cessaitd’écumeret se déclarait guéri. Le peuple était émerveillé, car depuis dixans, quinze ans, le paralytique était notoirement paralytique, le boiteuxboiteux, l’épileptique épileptique; on le connaissait, on lui avait donnecent fois l’aumône. Le fait était patent, les preuves à l’appui étaient là. lemiracle était incontestable ; il était reconnu que le Saint de tel couventétait le plus grand Saint du ciel et de la terre. Les lampes d’argent et lesex-voto affluaient â sa chapelle, les donations, les legs pieux au trésorde ses desservants, et... voilà pourquoi les moines de Paris avaient souventaffaire aux argotiers, et pourquoi il y avait tanl de prodiges au moyen-âge.

Telle était la Tour des Miracles, à l’époque dont nous parlons; ré-ceptacle de toutes sortes de vices, repaire de débauches, asile avoué duvol, du recel, du meurtre, elle a subsisté jusqu’à Louis XIV , sans qu’avaullui, aucun souverain ait songé à détruire cette plaie que Paris portaila son liane, sans qu'aucun événement, aucun désastre public n’aitbeaucoup altéré sa monstrueuse organisation Malheureusement pour les