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Tome premier.
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nos les <j l a i s,

s’offraient immédiatement après, et en gravissant le quai de la Ferrailleles yeux étaient éblouis par la variété des objets qui s’y trouvaient réuniset l’étrangeté des scènes dont il était le théâtre. A côté des marchandsde ferrailles de tonte espèce et de toutes sortes d’ustensiles, s’élevaient,en effet, les échoppes des marchands d’oiseaux, qui pouvaient fournir, entout temps, aux amateurs des pigeons dorés, des singes verts et mêmedes perroquets bleus! Les mercredis, et les samedis les jardiniers le cou-'raient d’arbrisseaux et de Ileurs, et le dimanche il appartenait tout en-tier aux charlatans et aux bateleurs qui s’empressaient, après la messe,d’y dresser leurs tréteaux pour y jouer des farces et vendre des droguesau peuple. Placé à la descente du Pont-Neuf, le quai de l’École, ancienlieu de rendez-vous des tireurs de laine et des auditeurs de Tabarin , seprésentait sur les pas du provincial errant à Paris , comme un bois où lesaigretins, les laquais et les chevaliers d’industrie guettaient sans cesseleurs victimes. Après avoir traversé cet échantillon de la forêt de Bondv,s’il restait quelques pistolesdans la bourse, les lingères, les ferrailleurs,les étaleurs de livres et les marchands d’images entassés dans les échoppesdu quai Bourbon se les disputaient à grands cris. Mais l'hôtel peint enjaune du connétable de Bourbon fuyait avec ses armoiries brisées et sesmoulures ternies par le bourreau, et le quai des galeries du Louvreallait se développant jusqu’au pont Bouge, qui devait si tôt céder la placeau Ponl-Boyal , entre le superbe édilice et le port Saint-Nicolas. C'étaitla que jetaient l’aucrc, aux yeux des Parisiens curieux, tous les bateauxchargés d’epiceries et ceux qui avaient remonté du Havre, les vins deLanguedoc, de Roussillon, de Provence et d’Espagne . Une foule de pe-tits bateaux partant du guichet et du lanternon ne cessaient d’aller etvenir de ces deux points à la rive gauche pour transporter les passagersau faubourg Sainl-Cermain moyennant six deniers par personne. Quel-ques pas plus loin et en tournant le gros pavillon du palais, on voyait lepilote de la galiotte de Saint-Cloud, debout sur le quaides Tuileries qui.en entendant sonner huit heures, agitait son drapeau blanc pourdonner lesignal du départ. Aussitôt retentissaieulles jurements et les vociférationsdes matelots s’efforçant d’arracher les voyageurs des cabarets voisins. Cescabarets, construits en planches peintes en rouge de même que l’ancienpont, s'étalaient, comme une rangée de mendiants accroupis au soleil,depuis le Pont-Royal jusqu’à la porte de la Conférence, élevée au boutdu jardin. Us étaient tenus, pour la plupart, par des Suisses et desfemmes d’invalides, et fréquentés surtout par des gardes françaises quiavaient l'habitude de s’attabler, dans les beaux jours, sur les bancs exté-rieurs pour y boire, eu fumant leur longue pipe, le cidre et le brandevin.Puis, apres la porte de la Conférence, la magnifique promenade du Coursla Reine apparaissait avec ses quatre rangées d’ormes, ses trois allées de