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Tome premier.
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SAIN T -110 N 0 HE.

r.r.

Ihénon, c’est la Madeleine; d'abord église, puis temple de la gloire,puis encore église : on ne sait si elle n’aura point à subir le sort indécisdu Panthéon !

L’autre monument, <pii apparaît avec son parvis plus étroit, c’est, laLhambre des députés, dont la façade est tristement scindée par l’Obé-lisque de Louqsor. C'est là que les hommes qui tiennent entre leurs mainsles destinées de la plus riche et de la plus puissante des nations duglobe; c'est là, dans cette enceinte sacrée, dans ce forum .constitutionnel,où retentissaient dans l'intérét. du peuple les voix solennelles de Foy,de Manuel, de benjamin Constant , de Casimir Perrier, que des orateursabandonnent trop souvent les idées pour les choses, les principes pour leslaits, la patrie pour les hommes, les questions de l’intelligence pour lesquestions matérielles. Le budget de la Chambre abaisse tout, et l’on ydiscute avec plus de force l’avenir de la Pèche de la Morue, que l’avenirdes beaux-arts, de la science et de la littérature. Hélas! un peu de placeau soleil constitutionnel, pour les savants, pour les artistes, pour lespoètes! laissez tomber sur l’intelligence un mince filet d’eau de l’océandes richesses publiques! La misère tue et n’inspire pas!.. . Si l’on refuseaux gouvernements des allocations nécessaires pour payer les grandes«ouvres, on réduira l’art aux proportions les plus mesquines : le poetefera des contes et des madrigaux; l'historien écrira des romans, pourvivre, tandis «pie le peintre et le sculpteur useront leur génie sur le papieret sur le plâtre , en modelant des carricatures qui fout rougir les noblesstatues de la Grèce et de l’Italie !

Ouvrez l’histoire du xvr siècle, et voyez Jules II, Léon X, François I ",Charles-Quint et les Médicis! Les bonnes gens de ce temps-là n’avaientpas de système représentatif; ce fut le grand siècle du génie!

Continuons notre voyage descriptif, ltegardons ces hôtels où l’on saitencore vivre, où l’on ne s’injurie pas en discutant, où le sarcasme est ditavec une telleaménité, qu’on serait parfois tenté de l'accepter comme unegalanterie. Ce sont les hôtels de Duras, de lleauveau, du prince lîorghése,qu’habita l’empereur d’Autriche aux jours de notre deuil national. Plusloin, c’est celui de l’ambassadeur d’Angleterre et le bijou de madame del'ontalba ; puis vient l’Elysée-Bourbon, palais magnifique, témoin de sihautes infortunes. — Oh ! qui pourrait dire ce que ses murs entendirent,durant la nuit fatale qu’y passa Napoléon !

La rue du Faubourg-Saint-IIonoré estaujourd’hui, pour la grande aris-tocratie, ce qu’étaient les quais desTournellesel d’Anjou sous Charles IX .Henri 111 et Henri IV, la place lloyale et le Marais sous Louis XIII etLouis XIV, le faubourg Saint-Germain sons Louis XV et la Restau-ration : c'est le monde élégant , le monde fashionable; rien n’y estsuranné, décrépit; tout annonce l'élégance, les manières vraiment