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Gaillon; la rue i|iti aboutissait, do l’hôtol Gaillon à celle porto, «ni agardé le nom. Par l'aplanissement presque complet de la Imite, le quartierGaillon procura à la ville de Paris un accroissement notable de po-pulation. Dans cet hôtel Gaillon se trouvaient deux oratoires: l’un, dé-dié à Sainle-Suznnne; l'autre, aux cinq plaies du Sauveur. L’origine dupremier reste inconnue; celle du second, date de 1521; il fut bâti parJacques Moyen, espagnol établi à Paris , qui obtint la permission d’éta-blir sur ce terrain un hôpital pour les pauvres affligés d’écrouelles.En 1587, 1 agrandissement du quartier obligea de construire une églisea la place des deux oratoires. Plus tard encore, la môme cause amenal’érection de l’église actuelle; Louis XIV et la reine Anne d’Autriche en posèrent la première pierre, le 28 mars 1G55; elle fut achevéeen 1756.
Les dalles de Saint-Koch couvraient, avant 80, plusieurs tombes re-marquable. C’est là que reposait Maupertuis, qui fut capitaine obscur dedragons, puis célébré astronome, et qui mourut pieusement entre deuxcapucins, le 27 juillet 1750.
Lenûtre l’v avait précède ; Lenôtre qui dessina sous les yeux deLouis XIV les allées des Tuileries et de Versailles ; Lenôtre, à qui l’ondoit les embellissements ou la création des avenues de Chantilly, deSaint-Cloud, de Meudon et de Sceaux; le parterre du Tibre à Fontaine-bleau, et l’admirable terrasse de Saint-Germain-en-Laic. Louis XIV ,en 1675, lui accorda des lettres de noblesse, et voulait lui donner desarmes : —« Sire, dit Lenôtre, j’ai les miennes, et. j’v liens : trois limaçonscouronnés d’une pomme de chou ; permettez-moi d’y joindre ma bêche ;n’est-ce pas à elle que je dois toutes les bontés dont Votre Majestém’accable? »
Louis XIV avait parfois de bons moments. Un jour, il rencontre Le-nôtre, vieux et cassé, clopinant à Marlv, dont Mansard avait dessiné lesnouveaux jardins; il l’appelle et le force à prendre place auprès de luidans sa chaise couverte. Lenôtre s'écria, les larmes 3ux yeux : « Ab!Sire, que mon bonhomme de père serait ébahi, s’il me voyait dans unchar, à côté du plus grand roi de la terre! »
Quelques années avant, Lenôtre, un peu plus ingambe, voyageait enItalie, et le pape Innocent XI se faisait montrer par lui, en les comblantd’éloges, les plans de Versailles . Lenôtre ravi d’aise, s’écrie avant deprendre congé : •> Je ne me soucie plus de mourir! j'ai vu les deux phi sgrands hommes du monde : Votre Sainteté et le roi, mon maître.» — « 11 ya une grande différence, dit le pape avec mélancolie : Votre roi est ungrand prince victorieux ; je ne suis qu’un pauvre prêtre, serviteur desserviteurs de Dieu ; il est jeune, et. je suis tout cassé.»— Pardieu, monrévérend, s’écria Lenôtre. perdant tout souvenir d’étiquette, au point de