PLACE Lit LIS XV.
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blié : mais ce lui (ont. On donna aux Parisiens le spectacle de ce queserait la colonne, moyennant un échafaudage en charpente, recouvertd’une toile peinte. Les ligures de tous les départements tournaient au-tour de la hase, se donnant la main. Puis Bonaparte courut à Marengo,et l'on n'y pensa plus.
La place Vendôme eut le privilège réel de la colonne nationale au dé-triment de l'ancienne rivale, qui lui avait volé la foire Saint-Ovide; maiscelle-ci eut autre chose en récompense : elle eut la rue de ltivoli, cet inter-minable palais qui lui amena la ville par une magnifique avenue de pierres;elle eut la .Madeleine pour faire pendant au palais Rourbou , remanié parle Directoire , de 1790 à 171)8, à l'intention du Conseil des Anciens, et danslequel l’empereur logeait son corps législatif. On lui adjugea aussi ou plutôton lui promit l’immense Are-de-Triomphc de l’Etoile, qui est bien à elle,malgré la distance, et qui en fait à cette heure la première place du monde..N’oublions pas ces lètes gigantesques de l’empire qui ramenaient sansdanger tant de myriades d'hommes, là où étaientvenus s’écraser les futurssujets de Louis XY1 ; ni la belle Pauline Borghèse , l’élément le plus fé-minin de tout l’empire, qui de la terrasse verdoyante de l’Élysée Rourbou,planait sur la place, sa voisine; ni l liôlel historique de la rue Saint-Florentin, et son diplomate boiteux, leur maître à tous.
Laissons relenlirquelque temps encore la place de la Concorde du bruitdes sabres qui (rainent à terre, et tenons-nous à l'écart, humbles pekins,pour ne pas coudoyer le grognard de la vieille garde. Mais apercevez-vousJoséphine qui [tasse en pleurant et qui va cacher à la Malmaison sonimpériale stérilité. LAre-de-Triomphe de l'Etoile s'improvise en toilepeinte pour fêter la venue de Marie-Louise, et la blonde Autrichienne faitrouler, sans y prendre garde, son carrosse doré sur les dalles qui ont reçula tète de sa tante ! Rien 11 e manque à cette grande fête ; elle est toute ro-maine pour recevoir la lilledes Césars ; elle a tout prodigué pourenlretenirl'amour, et les jeux du cirque, et les distributions de vivres, /iancm clcirceuscs. Les sénateurs ont payé leur tribut d'adulations et chacun anti-cipe sur l'avenir par des prédictions de gloire et de bonheur durable,adoptant la vieille superstition qui protège le laurier contre la foudre. Lesoir, ce fut une concurrence faite au soleil, mille étoiles partaient de laterre pour s'élancer dans les cieux ; les canons grondaient, les bombeséclataient de toutes parts, la poudre jouait un aussi grand rôle qu'aux[dus importantes batailles de l’empire. Vienne un (ils à celle mère insou-cieuse et Rome le saluera du nom de roi. Ilàtez-vous de courir le, longde la Seine , si vous voulez voiries premières pierres du palais du jeuneCésar; car voici venir les Cosaques sur leurs petits chevaux, noirs etvelus, qui vont dépouiller de leurs feuilles les arbres des Champs-Elysées .
La Restauration n'eut gueres d’autre souci pour la place de la Concorde .